Quelques semaines avant Aïd Al Adha, quelques voix, heureusement minoritaires, ont tenté de diffuser notamment à travers les réseaux sociaux (encore eux ! ) la fausse bonne idée qu’il fallait surseoir à l’opération de sacrifice en invoquant le motif financier du poids de la dépense sur les budgets des ménages.
Une fois n’est pas coutume, la mécanique habituelle des réseaux n’a pas fonctionné et l’idée n’a pas fait boule de neige ni enthousiasmé les foules habituées et suiveuses de l’univers virtuel. Et les chiffres viennent démontrer de manière irrévocable que ces voix dissonantes minoritaires avaient tout faux !
Car au-delà de l’attachement des Marocains à Aïd Al Adha, pour diverses raisons, l’occasion confirme son caractère éminemment économique : pour cette année 2023, ce ne sont pas moins de 18 milliards DH qui ont été dépensés par les ménages marocains durant les quelques jours seulement qu’ont duré les festivités. Ce volume ainsi dépensé n’est ni plus ni moins qu’un transfert d’argent d’abord des villes vers le monde rural où se trouvent les éleveurs, premiers bénéficiaires d’une telle manne.
Ensuite, il y a tout l’écosystème qui se tisse autour de l’Aïd fait de petits transporteurs, de commerçants et de diverses activités de support sans oublier les petits métiers occasionnels qui naissent puis disparaissent après les fêtes et dont vivent probablement des dizaines, voire des centaines de milliers de familles. Quand bien même son poids financier serait certain sur les budgets des ménages, Aïd Al Adha est d’abord une formidable bouffée d’oxygène au sens économique du terme et une occasion où la solidarité sociale s’exprime dans toute sa splendeur…










