Le rapprochement officialisé jeudi entre le département de l’éducation nationale, le département de la santé, la Fondation Saham et la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire tend à impliquer l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre du programme de santé scolaire.
Concevoir et déployer un plan d’appui au programme national de santé scolaire, tel est l’objet de la convention-cadre signée jeudi à Rabat par Chakib Benmoussa, ministre de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports (MENPS), Khalid Ait Taleb, ministre de la santé et de la protection sociale (MSPS), Moulay Hafid Elalamy, président de la Fondation Saham, et Nourredine Boutayeb, président de la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire (FMPS). La finalité étant de réunir les efforts de tous les acteurs pour contribuer à assurer une bonne santé aux enfants leur permettant ainsi d’apprendre et poursuivre leur scolarité. Ce plan bénéficiera en priorité aux enfants dès 4 ans, préscolarisés et les élèves de la première année du primaire et couvre quatre champs d’actions prioritaires avec trois axes d’intervention, ayant un impact direct sur les apprentissages.
Les quatre champs d’actions prioritaires comprennent les déficiences visuelles, à travers le dépistage et l’appareillage en lunettes, les problèmes d’audition, notamment l’hypoacousie et la surdité évitable, par la sensibilisation, le dépistage, le traitement des infections auriculaires et l’appareillage par des prothèses auditives, la santé bucco-dentaire, à travers la prévention des caries dentaires, par le biais de la sensibilisation, l’appui à la généralisation du Programme de rinçage de bouche aux solutions fluorées, le dépistage et les soins bucco-dentaires, outre l’éducation nutritionnelle, à travers la sensibilisation et la mise en place d’un programme scolaire nutritionnel et de promotion de l’activité physique et de l’alimentation saine.
S’agissant des axes d’interventions préconisés, on énumère l’éducation à la santé des enfants et de leurs familles, à travers la prévention, la promotion et la sensibilisation, le repérage, le dépistage et le diagnostic précoce des élèves ainsi que la prise en charge et le suivi des élèves pour les quatre champs d’actions stratégiques.
Il est à souligner que le plan d’appui au programme national de santé scolaire sera mené de manière progressive, en suivant trois phases distinctes. La première phase sera une phase pilote qui se déroulera pendant six mois au cours de l’année scolaire 2023/2024, dans les régions de Béni Mellal-Khénifra et de Casablanca-Settat. Elle bénéficiera à 75. 000 enfants et comprendra une évaluation des impacts et une étape d’ajustement.
La deuxième phase sera une extension pour l’année scolaire 2024/2025 à trois régions supplémentaires au profit de 300.000 élèves, tandis que la dernière phase sera celle de la généralisation sur tout le Royaume, pour l’année scolaire 2025/2026 profitant à 1 million d’élèves.
Notons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appuie le programme par son expertise, notamment en assurant l’animation des ateliers pour établir des modalités d’intervention conformes aux normes internationales.










