EditorialUne

Lmaaqoul !

© D.R

Le dernier mot d’ordre royal sur la culture du sérieux trouve tout son sens quand on voit les derniers chiffres des échanges commerciaux du Maroc.

Ces indicateurs sont, entre autres, le reflet et en même temps le résultat du niveau de performance de l’économie marocaine, tous secteurs confondus y compris les services. L’une des statistiques indique ainsi que le solde de la balance des services, pour les six premiers mois de l’année, présente un excédent remarquable de quelque 62 milliards DH grâce notamment à la performance exceptionnelle du secteur touristique.

Or le paramètre décisif dans l’économie dite tertiaire n’est autre que la qualité de service et donc le sérieux. Mais dans les industries et le secteur agricole les performances à l’export reflètent le sérieux des opérateurs marocains : les grands donneurs d’ordres mondiaux dans des secteurs de pointe tels que l’automobile, l’aéronautique, l’électronique ou encore l’industrie textile ne peuvent pas avoir densifié leurs commandes auprès des fournisseurs marocains si ces derniers ne faisaient pas preuve de savoir-faire et surtout de sérieux.

Il est évident que les niveaux d’exigence élevés sur les marchés mondiaux condamnent presque les opérateurs marocains à s’aligner sur les standards s’ils veulent garder et gagner des positions. Mais cet état d’esprit de la compétition et de l’excellence, s’il est capitalisé, pourrait positivement impacter l’ensemble des domaines d’activité au Maroc à travers la généralisation de la culture du « sérieux » (Lmaaqoul) appelée à juste titre par le Souverain.