Economie

104,5 milliards DH d’avoirs financiers détenus par les ménages

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Ils se sont consolidés de 39 milliards de dirhams en une année

La hausse des avoirs financiers des ménages reflète essentiellement des accroissements de 54,8 milliards de dirhams de leurs dépôts et de 34,5 milliards de dirhams de leurs détentions en numéraire.

Les avoirs financiers des ménages ont affiché une consolidation au titre de l’exercice 2022. Ils sont passés de 65,5 milliards de dirhams à 104,5 milliards de dirhams en 2022, en augmentation de 39 milliards de dirhams en une année. En commentant cette évolution, Bank Al -Maghrib assure qu’elle reflète essentiellement des accroissements de 54,8 milliards de dirhams de leurs dépôts et de 34,5 milliards de dirhams de leurs détentions en numéraire. En parallèle, la possession des ménages en titres d’OPCVM a diminué de 3 milliards de dirhams sur ladite période. S’agissant des engagements des ménages, le flux des emprunts contractés auprès des sociétés financières a connu une hausse de 17,4 milliards de dirhams en 2022 après 21,2 milliards en 2021.

«En particulier, les crédits à la consommation se sont améliorés de 1,9 milliard de dirhams, après 1,4 milliard de dirhams, et ceux à l’habitat de 6,6 milliards de dirhams au lieu de 10,5 milliards de dirhams», explique la Banque centrale a ce propos. Il est à rappeler que l’épargne des ménages s’est contractée en 2021 accusant un repli de 4,6%, soit une valeur de 118,2 milliards de dirhams. Cette baisse est intervenue après un bond de 19,5% observé en 2020 ayant hissé l’épargne des ménages à 123,9 milliards de dirhams. «La hausse de l’épargne en 2020 serait liée aux restrictions sanitaires mises en place pour endiguer la propagation de la pandémie. Ce constat est corroboré par la baisse de la consommation des ménages qui a été de 7% globalement et de 20,9% pour celle des services contre 3% pour les biens. Ce recul a été particulièrement prononcé au cours du second trimestre, période ayant coïncidé avec un confinement strict de la population, où il avait atteint 18,7% en glissement annuel», observe Bank Al-Maghrib.

Et de poursuivre qu’ «en comparaison avec sa tendance de long terme, le surplus d’épargne accumulé au cours des années 2020 et 2021 aurait atteint 31 milliards de dirhams malgré la diminution des revenus. Cet excédent s’explique principalement par une baisse globale de 87,1 milliards de la consommation finale des ménages par rapport à sa tendance et des hausses de 34,3 milliards des transferts courants nets, principalement ceux des MRE, et de 20,9 milliards des prestations sociales nettes ». A noter que le taux d’épargne des ménages est passé de 12,9% en moyenne entre 2014 et 2019 à 15,6% en 2020 avant de revenir à 13,7% en 2021.