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Finances publiques : Plus de 181 milliards DH de recettes générées à fin juillet

© D.R

La hausse des recettes ordinaires relevées à fin juillet s’explique par l’augmentation de 5,2% des impôts directs, 4% des droits de douane, 13% des droits d’enregistrement et de timbre et de 33,2% des recettes non fiscales tandis que les impôts indirects ont fléchi de 0,6%.


181,6 milliards de dirhams telle est la valeur des recettes ordinaires générées par le Trésor au titre des sept premiers mois de l’année. Elles marquent ainsi une consolidation de 10,3 milliards de dirhams, soit une amélioration de 6% en glissement annuel. Se référant aux dernières statistiques des finances publiques élaborées par la TGR, la hausse des recettes ordinaires relevées à fin juillet s’explique par l’augmentation de 5,2% des impôts directs, 4% des droits de douane, 13% des droits d’enregistrement et de timbre et de 33,2% des recettes non fiscales tandis que les impôts indirects ont fléchi de 0,6%. Dans le détail, les recettes brutes ont atteint les 160,1 milliards de dirhams marquant un additionnel de près de 5 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. «L’évolution des recettes fiscales résulte de la baisse des recettes douanières de 3,6% et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,8%», commente dans ce sens la TGR. En valeur, les recettes douanières nettes ont perdu 1,61 milliard de dirhams de leur valeur en glissement annuel pour s’établir à fin juillet autour de 47,26 milliards de dirhams. Les recettes douanières brutes ressortent pour leur part à 47,3 milliards de dirhams contre 49,04 milliards de dirhams une année plus tôt. Pour ce qui est de la fiscalité domestique, les recettes nettes réalisées au titre des sept premiers mois de l’année ont atteint 98,6 milliards de dirhams en progression de 7%. Cette hausse tient compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux supportés par le budget général de 5,9 milliards de dirhams contre 5,71 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Les recettes brutes de la fiscalité domestique ont atteint à fin juillet les 104,5 milliards de dirhams en amélioration de 6,8% comparé à la même période de l’année précédente.

S’agissant des recettes non fiscales, elles se sont consolidées de 5,4% se situant autour de 21,5 milliards de dirhams. Cette progression s’explique par l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général. Ils sont passés de 7,11 milliards de dirhams à 9,26 milliards DH. Les recettes de monopoles se sont hissées à 7,74 milliards de dirhams contre 6,03 milliards de dirhams, les fonds de concours ont également progressé passant de 730 millions de dirhams à 1,14 milliard de dirhams. On relève également une hausse des recettes en atténuation des dépenses de la dette. Elles se sont établies à 893 millions de dirhams contre 314 millions de dirhams une année plus tôt. A noter que la structure des recettes ordinaires nettes reste dominée par la Taxe sur la valeur ajoutée. Elle représente en effet 25,9% des parts. Les recettes réalisées dans ce sens s’élèvent à 45,53 milliards de dirhams en amélioration de 2% dont 29,98 milliards de dirhams de TVA à l’importation et 15,54 milliards de dirhams de TVA à l’intérieur.

L’impôt sur la société capte pour sa part 21,1% des recettes ordinaires nettes, suivi de l’impôt sur le revenu (17,8%) et les droits d’enregistrement (7,2%). Se référant à la TGR, le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires a été de 100,3% aux sept premiers mois de l’année contre 99,7% un an auparavant. A fin juillet 2023, 48,9% de ces recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 27,1% aux dépenses de matériel, 12,8% aux charges en intérêts de la dette, 7,7% aux émissions au titre de la compensation et 3,3% aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. Pour ce qui est des dépenses émises au titre du budget général, elles ont été de 294,1 milliards de dirhams à fin juillet 2023, en hausse de 18,4% par rapport à leur niveau à fin juillet 2022, et ce en raison de l’augmentation de 4,5% des dépenses de fonctionnement, de 13,7% des dépenses d’investissement et de 64,3% des charges de la dette budgétisée. Les dépenses de fonctionnement ont atteint en cette période les 157,9 milliards de dirhams, dont 88,7 milliards de dirhams ont concerné les traitements et salaires ayant enregistré une hausse de 3%.

Principales natures de recettes nettes du budget général à fin juillet 2023. (D.R)

Les dépenses de matériel ont, pour leur part, augmenté de 3,8% se situant autour de 37,9 milliards de dirhams contre 36,5 milliards de dirhams une année plus tôt. Les dépenses des charges communes ont enregistré une hausse de 12,3% et ce malgré la diminution de 16,3% des émissions de la compensation . On note également une hausse de 1% de la part du budget général dans les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux en raison de la hausse des restitutions de l’IS et de la baisse des remboursements de la TVA à l’intérieur. Notons que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 435,8 milliards de dirhams, représentant un taux global d’engagement de 56% contre 54% à fin juillet 2022 et un taux d’émission sur engagements de 83%, soit le même niveau un an auparavant. Tenant compte de ces évolutions, le déficit du Trésor s’est aggravé pour atteindre les 27,7 milliards de dirhams contre 16,6 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Cet écart tient compte d’un solde positif de 25 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (Segma).
181,6 milliards de dirhams telle est la valeur des recettes ordinaires générées par le Trésor au titre des sept premiers mois de l’année.

Elles marquent ainsi une consolidation de 10,3 milliards de dirhams, soit une amélioration de 6% en glissement annuel. Se référant aux dernières statistiques des finances publiques élaborées par la TGR, la hausse des recettes ordinaires relevées à fin juillet s’explique par l’augmentation de 5,2% des impôts directs, 4% des droits de douane, 13% des droits d’enregistrement et de timbre et de 33,2% des recettes non fiscales tandis que les impôts indirects ont fléchi de 0,6%. Dans le détail, les recettes brutes ont atteint les 160,1 milliards de dirhams marquant un additionnel de près de 5 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. «L’évolution des recettes fiscales résulte de la baisse des recettes douanières de 3,6% et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,8%», commente dans ce sens la TGR. En valeur, les recettes douanières nettes ont perdu 1,61 milliard de dirhams de leur valeur en glissement annuel pour s’établir à fin juillet autour de 47,26 milliards de dirhams. Les recettes douanières brutes ressortent pour leur part à 47,3 milliards de dirhams contre 49,04 milliards de dirhams une année plus tôt. Pour ce qui est de la fiscalité domestique, les recettes nettes réalisées au titre des sept premiers mois de l’année ont atteint 98,6 milliards de dirhams en progression de 7%. Cette hausse tient compte des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux supportés par le budget général de 5,9 milliards de dirhams contre 5,71 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Les recettes brutes de la fiscalité domestique ont atteint à fin juillet les 104,5 milliards de dirhams en amélioration de 6,8% comparé à la même période de l’année précédente. S’agissant des recettes non fiscales, elles se sont consolidées de 5,4% se situant autour de 21,5 milliards de dirhams. Cette progression s’explique par l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général. Ils sont passés de 7,11 milliards de dirhams à 9,26 milliards DH. Les recettes de monopoles se sont hissées à 7,74 milliards de dirhams contre 6,03 milliards de dirhams, les fonds de concours ont également progressé passant de 730 millions de dirhams à 1,14 milliard de dirhams. On relève également une hausse des recettes en atténuation des dépenses de la dette. Elles se sont établies à 893 millions de dirhams contre 314 millions de dirhams une année plus tôt. A noter que la structure des recettes ordinaires nettes reste dominée par la Taxe sur la valeur ajoutée.

Elle représente en effet 25,9% des parts. Les recettes réalisées dans ce sens s’élèvent à 45,53 milliards de dirhams en amélioration de 2% dont 29,98 milliards de dirhams de TVA à l’importation et 15,54 milliards de dirhams de TVA à l’intérieur. L’impôt sur la société capte pour sa part 21,1% des recettes ordinaires nettes, suivi de l’impôt sur le revenu (17,8%) et les droits d’enregistrement (7,2%). Se référant à la TGR, le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires a été de 100,3% aux sept premiers mois de l’année contre 99,7% un an auparavant. A fin juillet 2023, 48,9% de ces recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 27,1% aux dépenses de matériel, 12,8% aux charges en intérêts de la dette, 7,7% aux émissions au titre de la compensation et 3,3% aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.

Pour ce qui est des dépenses émises au titre du budget général, elles ont été de 294,1 milliards de dirhams à fin juillet 2023, en hausse de 18,4% par rapport à leur niveau à fin juillet 2022, et ce en raison de l’augmentation de 4,5% des dépenses de fonctionnement, de 13,7% des dépenses d’investissement et de 64,3% des charges de la dette budgétisée. Les dépenses de fonctionnement ont atteint en cette période les 157,9 milliards de dirhams, dont 88,7 milliards de dirhams ont concerné les traitements et salaires ayant enregistré une hausse de 3%. Les dépenses de matériel ont, pour leur part, augmenté de 3,8% se situant autour de 37,9 milliards de dirhams contre 36,5 milliards de dirhams une année plus tôt. Les dépenses des charges communes ont enregistré une hausse de 12,3% et ce malgré la diminution de 16,3% des émissions de la compensation . On note également une hausse de 1% de la part du budget général dans les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux en raison de la hausse des restitutions de l’IS et de la baisse des remboursements de la TVA à l’intérieur. Notons que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 435,8 milliards de dirhams, représentant un taux global d’engagement de 56% contre 54% à fin juillet 2022 et un taux d’émission sur engagements de 83%, soit le même niveau un an auparavant. Tenant compte de ces évolutions, le déficit du Trésor s’est aggravé pour atteindre les 27,7 milliards de dirhams contre 16,6 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Cet écart tient compte d’un solde positif de 25 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (Segma).