L’aggravation du déficit budgétaire recouvre une augmentation de 13,8 milliards de dirhams des dépenses globales. Une évolution qui reste plus importante que celle des recettes qui se sont consolidées de 10,1 milliards de dirhams aux sept premiers mois de l’année.
L’activité économique affiche une accélération aux sept premiers mois de l’année. Une confirmation faite par le ministère de l’économie et des finances dans son récent document statistique portant sur la situation des charges et ressources du Trésor. Le rétablissement observé intervient sous l’effet d’une hausse relative de la valeur ajoutée agricole et le renforcement des activités non agricoles tirées notamment par l’industrie, le tourisme et le transport.
Dans l’ensemble, le département ministériel indique que l’exécution de la loi de Finances au cours des sept premiers mois de l’année en cours s’est déroulée dans un contexte marqué par la persistance de l’inflation à des niveaux élevés, quoique qu’en ralentissement et ce, malgré la baisse des prix des matières premières et de l’orientation restrictive des politiques monétaires. A fin juillet, la situation des charges et ressources du Trésor fait ressortir un déficit budgétaire de 29,2 milliards de dirhams contre un déficit de 25,5 milliards de dirhams un an auparavant. Cette évolution recouvre une augmentation de 13,8 milliards de dirhams des dépenses globales. Une évolution qui reste plus importante que celle des recettes qui se sont consolidées de 10,1 milliards de dirhams aux sept premiers mois de l’année.
Parmi les tendances relevées dans le document statistique du ministère de l’économie et des finances, on note le comportement favorable des recettes fiscales. Elles se sont améliorées de 6,4 milliards de dirhams, soit une hausse de 4,3 %. Elles ont affiché dans ce sens un taux de réalisation de 61,1 % par rapport aux prévisions de la loi de Finances. Le ministère de l’économie et des finances observe également l’exécution maîtrisée des dépenses globales ainsi qu’un solde excédentaire des comptes spéciaux du Trésor. Ces derniers ont dégagé un surplus de 14,4 milliards de dirhams à fin juillet contre 19,2 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente.
« Compte tenu de ces évolutions et d’une réduction des opérations en instance de près de 3 milliards de dirhams. La situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de l’ordre de 32,2 milliards de dirhams», peut-on lire de la publication du ministère de l’économie et des finances. Et de préciser que «ce besoin, augmenté des amortissements au titre de la dette pour un montant de 167,7 milliards de dirhams, dont 161,6 milliards de dirhams au titre de la dette intérieure, s’est traduit par un besoin de financement brut de près de 200 milliards de dirhams».
Par ailleurs, les financements mobilisés se sont élevés à près de 242,4 milliards de dirhams, dont près de 204,1 milliards de dirhams sur le marché intérieur et 38,8 milliards de dirhams au titre des tirages extérieurs y compris 25,8 milliards de dirhams mobilisés sur le marché financier international. Se référant au ministère de l’économie et des finances, l’excédent des ressources mobilisées a permis de constituer un matelas pour préparer la couverture des tombées importantes de la dette du Trésor issues des émissions à court terme susvisées.
La constitution de ce matelas s’inscrit dans le cadre de la gestion proactive de la dette, dont l’objectif de réduire le risque de refinancement dans un contexte de volatilité des conditions de financement sur le marché intérieur. De même, l’excédent de trésorerie fait l’objet d’opérations de placement dans le cadre de la gestion active de la trésorerie afin d’optimiser le coût de financement des besoins du Trésor.










