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Les exportations automobiles cartonnent

© D.R

Réalisant un chiffre de 90,4 milliards DH à fin août

Commerce extérieur 
Tenant compte de la stagnation des exportations et la baisse des importations, le déficit commercial s’est allégé de 9,4% passant ainsi de 211,73 milliards de dirhams contre 191,84 milliards de dirhams à fin août 2023.

Le secteur de l’automobile réalise une belle performance à l’export au titre des huit premiers mois de l’année. Les expéditions du secteur ont atteint les 90,4 milliards de dirhams marquant ainsi une progression de l’ordre de 35,6%, ce qui correspond à un additionnel de 23,7 milliards de dirhams en glissement annuel. Une évolution qui est portée par l’ensemble des branches du secteur. C’est d’ailleurs ce que confirme l’Office des changes dans son bulletin mensuel des échanges extérieurs. En effet, les ventes relatives au segment de la construction automobile se sont améliorées de 9,76 milliards de dirhams à fin août. Celles du câblage se sont redressées de 8,28 milliards de dirhams sur la même période. On relève également une hausse de 1,6 milliard de dirhams des ventes de l’intérieur véhicules et sièges.
Cette dynamique a, en effet, soutenu l’évolution des exportations de marchandises. Ces dernières ont affiché une résilience à fin août. Elles se sont établies autour de 279,5 milliards de dirhams, en légère hausse de 0,2% comparé à la même période de l’année précédente.

A l’instar du secteur automobile, l’électronique et électricité ainsi que le textile et cuir ont vu leurs indicateurs au vert à l’export au moment où les ventes des phosphates et dérivés ainsi que celles de l’aéronautique ont réalisé une contre-performance durant ladite période.
Dans les détails, les ventes du secteur de l’électronique et l’électricité ont grimpé de 32,8% atteignant les 15,17 milliards de dirhams contre 11,42 milliards de dirhams une année plus tôt. S’agissant des exportations du textile et cuir, elles se sont appréciées de 9,2% marquant un additionnel de 2,69 milliards de dirhams. Une évolution qui, selon l’Office des changes, est attribuable à la hausse de 12,1% des ventes des vêtements confectionnés, de 4,9% des articles de bonneterie et de 1,8% des chaussures.

Pour ce qui est des ventes du secteur de l’agriculture et agroalimentaires elles se sont chiffrées à 57,51 milliards de dirhams, en légère progression de 0,5% comparé à la même période de l’année passée. «Cette évolution est attribuable, essentiellement, à une hausse des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,8% ou 464 MDH) atténuée, toutefois, par la baisse des ventes de l’industrie alimentaire (-2,8% ou -823 MDH)», commente dans ce sens l’Office des changes.

En parallèle, les exportations des phosphates et dérivés ont basculé en une année de 77,87 milliards de dirhams à 46,87 milliards de dirhams à fin août 2023. Cette baisse s’explique, selon l’Office des changes, par le repli de 35,1% des ventes des engrais naturels et chimiques ainsi que de 46,8% de celles de l’acide phosphorique. Les ventes des phosphates ont pour leur part fléchi de 56,2% au titre des huit premiers mois de l’année. Les exportations du secteur aéronautique ont pour leur part diminué de 3,7% perdant ainsi 531 millions de dirhams de la valeur réalisée une année plus tôt.

Baisse de près de 4% des importations
Contrairement aux exportations, les achats du Maroc se sont inscrits en baisse au huitième mois de l’année. L’office des changes fait ressortir dans ce sens un repli de près de 4%, soit des importations de l’ordre de 471,86 milliards de dirhams contre 491,24 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. « Le recul des importations de marchandises fait suite, essentiellement, à la baisse des achats des produits énergétiques, des demi-produits et des produits bruts », souligne l’Office des changes. A fin août, la facture énergétique a baissé de 22,6% se situant à 79,46 milliards de dirhams contre 102,69 milliards de dirhams une année auparavant.

On relève également une baisse de 13,5% des importations des demi-produits et ce suite à la diminution des achats de l’ammoniac. De même, les importations des produits bruts se sont contractées de 25,4%. En parallèle, les achats des produits alimentaires ont affiché une quasi-stabilité, à 60,15 milliards de dirhams au moment où ceux des biens d’équipement et des produits finis ont progressé respectivement de 16,6% et 14,1% en glissement annuel. Compte tenu de ces évolutions, le déficit commercial s’est allégé de 9,4% passant ainsi de 211,73 milliards de dirhams contre 191,84 milliards de dirhams à fin août 2023. A cet égard, le taux de couverture a gagné 2,4 points s’établissant ainsi à 59,3% contre 56,9% une année auparavant.

Les recettes voyages dépassent le niveau 2019
A fin août 2023, les recettes voyages ont poursuivi leur trend haussier dépassant ainsi le niveau atteint à fin août 2019. Elles se sont ainsi consolidées de 17,5 milliards de dirhams pour atteindre les 71,36 milliards de dirhams contre 53,85 milliards de dirhams une année plus tôt. Pour leur part, les dépenses voyages se sont établies à 16,5 milliards de dirhams à ladite période. A cet effet, la balance voyages réalise un solde excédentaire de 54,84 milliards de dirhams contre 42,01 milliards de dirhams une année plus tôt. Pour ce qui est des transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger, ils ont augmenté de 7,2% pour atteindre les 77,92 milliards de dirhams à fin août.

Du côté des investissements directs étrangers, leur flux a baissé de 49,6% revenant à 10,05 milliards de dirhams contre 19,95 milliards de dirhams à fin août 2022. Ceci résulte d’une baisse de 23,4% des recettes au moment où les dépenses ont marqué une hausse de 44%. En ce qui concerne les investissements directs marocains à l’étranger, ils se sont situés autour de 18,21 milliards de dirhams aux huit premiers mois de l’année contre 11,8 milliards de dirhams à la même période de l’année passée. Les cessions ont porté à fin août sur un montant de 10,66 milliards de dirhams en hausse comparé à la même période de l’année précédente. L’Office des changes souligne à ce propos qu’en dehors des instruments de dette intragroupe et des bénéfices réinvestis, le flux net des prises de participation a baissé de 190 millions de dirhams.