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Banques multilatérales de développement : Vers une action commune pour un plus grand impact

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Selon une déclaration conjointe des chefs des banques multilatérales de développement, des mesures relatives aux cadres d’adéquation des fonds propres (CAF) ont été identifiées qui, avec de fortes contributions des actionnaires et des partenaires au développement, pourraient potentiellement générer une marge de crédit supplémentaire de l’ordre de 300 à 400 milliards USD au cours de la prochaine décennie.


Les chefs du Groupe des banques multilatérales de développement s’engagent à renforcer leur collaboration et leurs actions individuelles pour un plus grand impact. Dans une déclaration commune, les dirigeants des Banques multilatérales de développement mettent en avant le rôle collectif à jouer et ce en réponse aux défis mondiaux et aux efforts qui les mettront sur la voie de la réalisation des objectifs du développement durable. L’engagement étant également de continuer à explorer les moyens d’accroître leur capacité de prêt. «Nous avons identifié des mesures relatives aux cadres d’adéquation des fonds propres (CAF), y compris celles en cours de mise en œuvre et à l’étude qui, avec de fortes contributions des actionnaires et des partenaires au développement, pourraient potentiellement générer une marge de crédit supplémentaire de l’ordre de 300 à 400 milliards USD au cours de la prochaine décennie », indiquent les chefs du Groupe des banques multilatérales de développement. Et de poursuivre : «Les BMD, travaillant en collaboration avec d’autres partenaires de développement, peuvent offrir un effet de levier substantiel, des connaissances et une expertise approfondies, ainsi qu’une proximité inégalée avec les gouvernements et ceux qui en ont le plus besoin».

Pour des BMD meilleures, plus grandes et plus efficaces

Il est à souligner que dans leur récente Déclaration de New Delhi, les dirigeants du G20 ont noté que le 21e siècle exige un système international de financement du développement adapté à sa finalité, plaçant les Banques multilatérales de développement au centre des solutions aux défis mondiaux. L’ambition étant de rendre les BMD «meilleures, plus grandes et plus efficaces». «Nous saluons les délibérations du Groupe d’experts indépendants du G20 à l’appui de ce programme ambitieux, tel que présenté dans les volumes 1 et 2 de son rapport, ainsi que les discussions avec nos actionnaires», peut-on lire dans la déclaration des chefs du Groupe des banques multilatérales de développement.

Et de préciser : «Nous prenons ce vote de confiance avec une grande responsabilité, en intensifiant nos actions individuelles et collectives ». Pour relever le défi, les dirigeants des BMD réitèrent leur engagement à procéder à des réformes essentielles pour renforcer leur capacité de financement, accroître la rapidité et l’agilité de leurs opérations et améliorer la façon dont ils travaillent ensemble pour maximiser leur impact en tant que système.

Cinq domaines identifiés

Se référant aux chefs du Groupe des Banques multilatérales de développement, cinq domaines critiques ont été identifiés pour renforcer leur collaboration. Il s’agit tout d’abord d’accroître la capacité de financement et ce à travers l’exploration des innovations financières pour élargir davantage les bilans. Citons dans ce sens les garanties de portefeuille, le capital hybride et l’acheminement des droits de tirage spéciaux par l’intermédiaire des BMD.

«Nous restons déterminés à continuer d’explorer et de partager les pratiques entre les BMD. Nous renforcerons et élèverons notre dialogue avec les agences de notation afin de discuter des changements méthodologiques qui pourraient contribuer à la réalisation des objectifs communs des BMD et des parties prenantes», indiquent les chefs des Banques multilatérales. Le deuxième domaine est le climat. L’engagement pris est de stimuler l’action commune en la matière. Il sera ainsi procédé à la poursuite de la collaboration dans la mise en œuvre de l’approche commune visant à aligner les flux de financement sur les objectifs de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Il est également question d’améliorer les approches en matière de suivi et de communication des résultats climatiques, tout en continuant de rendre compte conjointement des engagements en matière de financement climatique.

«Alors que nous nous préparons à une COP28 réussie, nous poursuivrons le lancement de plusieurs activités et initiatives, y compris un mécanisme conjoint des BMD pour soutenir les stratégies à long terme (SLT) des clients», apprend-on à cet égard. Les dirigeants des Banques multilatérales de développement s’engagent à renforcer la collaboration au niveau des pays, de renforcer le cofinancement ainsi que de catalyser l’engagement du secteur privé autour de mécanismes novateurs conjoints pour stimuler la mobilisation de capitaux privés, tant au niveau national qu’international.
Il est à rappeler que cette déclaration a été signée par les dirigeants de la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la Banque de développement du Conseil de l’Europe, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque islamique de développement, la nouvelle Banque de développement et le Groupe de la Banque mondiale.