La densité bancaire au niveau national a connu une nette amélioration passant d’un point d’accès pour 1.009 adultes en 2021 à un point d’accès pour 870 adultes en 2022.
Le Maroc se situe à un niveau d’inclusion financière supérieur à la moyenne. C’est ce que l’on peut retenir du dernier rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement, leur surveillance et l’inclusion financière.
A fin 2022, l’indice de l’inclusion financière s’est établi à 0,521, soit une hausse de 3,6 % comparé à l’année 2021. Une progression qui s’explique principalement par la dimension «Accès» dont la composante «nombre de points d’accès pour 10.00 adultes au niveau national» s’est établie à 11,5 en 2022 contre 9,9 une année auparavant. «En 2022, le nombre de points d’accès aux services financiers a enregistré une hausse de 18 % passant ainsi à 31.515, contre 26.771 une année auparavant», peut-on lire dans le rapport de Bank Al-Maghrib qui attribue cette évolution à la progression de 24% aussi bien du réseau des établissements de paiement que du réseau GAB. Dans l’ensemble, la densité bancaire au niveau national a connu une nette amélioration passant d’un point d’accès pour 1.009 adultes en 2021 à un point d’accès pour 870 adultes en 2022. Toutefois, les disparités persistent entre zones.
«La densité bancaire en milieu rural demeure assez faible puisqu’elle n’est que d’un seul point d’accès pour 4.811 adultes contre 5.643 en 2021 contre un point d’accès pour 538 adultes en milieu urbain contre 624 en 2021», peut-on retenir de Bank Al-Maghrib. Celle-ci indique, en outre, que le pourcentage de communes rurales disposant d’au moins un point d’accès a augmenté passant de 32,9 % en 2021 à 34,3% en 2022, ce qui résulte principalement de l’expansion du réseau des établissements de paiement. Les principales tendances relevées démontrent aussi une diminution de 3 % du nombre des comptes de dépôts des particuliers au niveau des banques revenant à 28,3 millions en 2022 avec un encours de 800 milliards DH (+7%).
L’analyse géographique des comptes de dépôts et des crédits place le «Grand Casablanca-Settat» en tête des périmètres. La région couvre à elle seule 32% du volume des comptes de dépôts et 31% de leur valeur globale. Rabat-Salé-Kénitra arrive en deuxième position captant ainsi 14 % de volume et 16 % de valeur. Il est à noter que la région de l’Oriental dépasse les autres régions en termes d’encours moyen de dépôt. Il se situe autour de 40.243 dirhams. Cet encours ressort à 31.591 dirhams au niveau de la région «Tanger-Tétouan-Al Hoceima» alors que la région «Dakhla-Oued Eddahab» se situe en dernière position avec un encours moyen de 15.849 dirhams.
En ce qui concerne le taux de détention des comptes bancaires, il est resté inchangé comparé à 2021 se situant autour de 53 %. «Les personnes physiques ayant au moins un compte bancaire actif ont augmenté de 2%, à 14,5 millions de personnes après 14,2 millions enregistrées à fin décembre 2021. La population adulte a, quant à elle, progressé de 1,4%, à 27,4 millions d’individus en 2022», explique Bank Al-Maghrib dans son rapport. La répartition par genre laisse apparaître que 8,8 millions d’hommes détiennent au moins un compte bancaire contre 5,7 millions de femmes. De même, la pénétration des comptes demeure faible chez les jeunes adultes à fin 2022, et ce à l’instar des années précédentes. Se référant à Bank Al-Maghrib, seulement 9,2 % des comptes sont détenus par des personnes âgées de 15 à 24 ans, alors que cette catégorie représente 22 % de la population adulte. La catégorie des personnes âgées de 25 à 34 ans, qui représente 21 % de la population adulte, détient, quant à elle, 22,4 % des comptes. La Banque centrale lie l’exclusion financière des jeunes au niveau de chômage élevé de cette catégorie de la population.










