La direction du budget le précise dans son récent rapport d’activité
Selon le récent rapport d’activité de la direction du budget, 92 % du montant engagé au titre de l’exercice 2022 est d’origine multilatérale contre 8 % d’origine bilatérale
24,04 milliards de dirhams est le montant engagé au titre des 20 nouveaux accords de prêts et de dons conclus en 2022 pour le financement de divers projets et programmes. 92 % de ces financements sont d’origine multilatérale au moment où les 8 % restants relèvent de bailleurs bilatéraux. C’est ce que l’on peut retenir du rapport d’activités de la direction du budget au titre de l’exercice 2022. « En matière de financements extérieurs, la Direction du Budget a activement œuvré à l’augmentation significative de plus de 108 % de l’enveloppe totale mobilisée par rapport à l’année précédente. Les efforts se sont ainsi maintenus en vue de travailler en étroite collaboration avec les principaux bailleurs de fonds pour mettre en œuvre les stratégies de coopération et mobiliser de nouveaux financements », apprend-on de Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès de la ministre de l’économie et des finances, chargé du budget. 95 % du montant engagé, soit 22,84 milliards de dirhams, a été conclu sous forme de prêts. Les dons représentent pour leur part 5 % de ce montant, soit à peine 1,2 milliard de dirhams. De même, 21 % de cette enveloppe a été affectéé au profit du renforcement du capital humain tandis que 18 % a été affectée au programme Ennajaa.
La Banque mondiale première source de financement
Se référant au rapport d’activité de la direction du budget, la Banque mondiale se veut la principale source des financements engagés en 2022. L’institution de Bretton Woods a contribué à hauteur de 17,20 milliards de dirhams captant ainsi 71 % du total des financements mobilisés.
En 2022, 5 nouveaux accords ont été conclus entre le Maroc et la Banque mondiale en 2022. Il s’agit du programme de la politique de développement pour le renforcement du capital humain pour un Maroc résilient. Le financement approuvé dans ce sens s’élève à 5,16 milliards de dirhams, soit 21 % du montant total engagé au titre de l’exercice 2022. Le Maroc et la Banque mondiale ont également conclu un programme d’appui à la performance du secteur public « Programme Ennajaa » avec une enveloppe de 4,3 milliards de dirhams, soit 18 % du total des engagements. A cela s’ajoutent le programme de l’économie bleue avec un montant de 3,4 milliards de dirhams, soit 14 % du total des mobilisations de 2022, ainsi que le projet de développement économique du Nord-Est pour un total de 2,58 milliards de dirhams. De même, 1,79 milliard de dirhams ont été dédiés au projet de résilience et durabilité de l’irrigation.
Pour sa part, la Banque africaine de développement (BAD) arrive en deuxième position contribuant ainsi par 3,12 milliards de dirhams. Cette enveloppe représente 13 % du montant total engagé au titre de l’exercice 2022. 2,17 milliards de dirhams de ce financement ont été injectés dans le cadre du programme d’appui au développement compétitif et résilient de la céréaliculture. De même, 949,57 millions de dirhams ont été alloués par la BAD dans le cadre de l’appui à la généralisation de la couverture sociale. Pour ce qui est de l’Agence française de développement elle a contribué à hauteur de 6 % au total engagé en 2022, soit un financement de 1,36 milliard de dirhams dont un prêt de 1,09 milliard d dirhams pour le programme « Ghabati Hayati » ainsi qu’un don de 32,7 millions de dirhams pour financer son assistance technique.
On note également un don de 218 millions de dirhams accordé dans le cadre du programme de la « Green Generation » ainsi qu’un don de 19,62 millions de dirhams pour financer le projet pilote de conservation et valorisation de la biodiversité dans le parc national d’Ifrane. Il est à noter que la contribution de la Banque européenne d’investissement (BEI) s’est élevée à 1,123 milliard de dirhams sous forme de prêt pour le financement du « Programme de scolarisation au Maroc ». Cet investissement représente 5 % du montant total engagé. La part de l’Union européenne dans ces financements ressort à 3 %, soit une contribution de 729,3 millions de dirhams dont 561 millions de dirhams pour le programme d’appui à la réforme de l’administration et 168,3 millions de dirhams pour le projet « Ard Al Kharda ». En outre, l’Allemagne (KfW), la Belgique et le Japon ont contribué par une enveloppe de l’ordre de 527,63 millions de dirhams au titre de l’exercice 2022.
Plus de 19 MMDH décaissés
Pour ce qui est des tirages globaux effectués en 2022, ils marquent une augmentation de 66 %. Ils se chiffrent ainsi à 19,38 milliards de dirhams contre 11,70 milliards de dirhams une année plus tôt. « Ces tirages sont à 92 % afférents à des prêts, soit un montant de 17,82 milliards de dirhams et 8 % afférents à des dons, soit 1,56 milliard de dirhams », relève-t-on du rapport d’activités de la direction du budget. Et de poursuivre que « les tirages d’origine multilatérale ou régionale représentent 93 % du total décaissé en 2022, soit 17,99 milliards de dirhams contre seulement 7 % pour ceux d’origine bilatérale ». Dans les détails, la Banque mondiale a contribué par 11,98 milliards de dirhams, soit 62 % du total décaissé. Cette contribution s’inscrit par ailleurs en hausse de 157,63 % par rapport à l’année 2021. La BAD détient une part de 21%, soit une contribution de l’ordre de 4 MM DH.
Par ailleurs, l’Union européenne a contribué par 1,24 milliard de dirhams aux décaissements de l’année 2022 (6 %) contre 1,10 milliard de dirhams pour les organismes bilatéraux, 974,77 millions de dirhams pour le Japon. De même, les Fonds arabes, notamment le FADES et le Fonds Abou Dhabi, ont participé par 5,34 % du total décaissé, soit 1,04 milliard de dirhams. Le reste a été assuré par la BERD pour un montant de 33,5 millions de dirhams. Il est à noter que parmi les projets et programmes ayant enregistré des tirages importants au cours de l’année 2022 figure le financement de politique de développement pour le renforcement du capital humain pour un Maroc résilient. Le montant décaissé est de 5,01 milliards de dirhams (BIRD). On relève également un décaissement de 2,2 milliards de dirhams dans le cadre du programme d’appui au développement compétitif et résilient de la céréaliculture (BAD), 1,16 milliard de dirhams dans le cadre du programme d’amélioration des résultats du développement de la petite enfance dans le milieu rural au Maroc (BIRD) ainsi que 1,01 milliard de dirhams dans le cadre du programme d’appui à la performance du secteur public (BIRD).
Les principaux secteurs financés en 2022
Répartition sectorielle . 25 % des engagements de l’exercice 2022 ont été mobilisés dans le secteur « Protection sociale », soit un montant de l’ordre de 6,11 milliards de dirhams. Ce montant a été financé à hauteur de 5,16 milliards de dirhams par la Banque mondiale et 949,57 millions de dirhams par la BAD. Le secteur de l’administration a pour sa part bénéficié de 4,77 milliards de dirhams captant ainsi 20 % des engagements de l’année 2022.
On note un financement de 4,21 milliards de dirhams de la part de la Banque mondiale au titre du Programme Ennajaa et de 561 millions de dirhams par l’Union européenne. Le secteur de l’infrastructure arrive en troisième position, soit 20 % du total des engagements.
La Banque mondiale y a contribué à hauteur de 4,37 milliards de dirhams contre 369,51 millions de dirhams de la part de la KfW. Le secteur de l’agriculture a capté pour sa part 15 % des engagements mobilisés, soit un financement de l’ordre de 3,57 milliards de dirhams au moment où le secteur de l’éducation a bénéficié d’un montant de 1,12 milliard de dirhams alloué principalement par la BEI.










