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Plan de développement régional Casablanca-Settat : Près de 20% du budget global en cours d’exécution

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Les membres de la CGEM ont réitéré leur engagement à réussir ce PDR en accompagnant financièrement certains projets et la mobilisation des partenaires potentiels.

La rencontre organisée par la CGEM et le conseil de la région a été une occasion pour exposer au patronat les grandes lignes de ce projet de développement régional d’un coût global de 47,2 milliards de dirhams dont 12,6 milliards de dirhams financés par la région ainsi que de dresser un premier bilan de son déploiement.

Quelques mois après son déploiement officiel, le plan de développement régional de Casablanca-Settat avance à pas surs. Des projets de l’ordre de 8,65 milliards de dirhams sont en cours de réalisation dont une contribution de 1,65 milliard de dirhams de la part de la région. Ces montants représentent respectivement 18,3 % du budget global fixé pour la période 2022-2027 et 13,1 % de la part de la région dans ce dispositif. Cet état des lieux a été établi mardi à Casablanca lors d’une rencontre organisée par la CGEM durant laquelle Abdelatif Maâzouz, président de la région de Casablanca-Settat, a exposé aux membres de la confédération les grandes lignes de ce projet de développement régional d’un coût global de 47,2 milliards de dirhams dont 12,6 milliards de dirhams financés par la région. «18,3 % du budget global est un bon ratio sachant que nous sommes à la première année d’exécution du PDR», souligne M. Maâzouz. Et de préciser : «Nous sommes dans la continuité des efforts engagés par nos prédécesseurs».

A travers cette rencontre, le conseil de la région sensibilise le patronat aux différents projets qui seront menés à l’horizon 2027. L’idée étant de sonder l’implication du secteur privé dans cette dynamique régionale qui intervient dans un contexte particulier marqué par l’organisation du Maroc de deux événements phares, en l’occurrence la CAN 2025 et la Coupe du monde 2030. Conscients des enjeux de cette période, les membres de la CGEM ont mis l’accent sur les défis à relever, notamment la connectivité aérienne, la mobilité électrique, la transformation digitale, la disponibilité du foncier industriel, la complexité des procédures administratives, la fiscalités locales ainsi que la problématique de l’eau. Les membres de la CGEM ont par ailleurs réitéré leur engagement à réussir ce PDR en accompagnant financièrement certains projets et la mobilisation des partenaires potentiels, notamment le développement d’un palais des congrès et d’un parc des expositions au niveau de la région qui figure parmi les projets structurants de l’axe Hub international dudit PDR et pour lequel un budget de l’ordre de 1,5 milliard DH est déterminé dont une part de 200 millions de dirhams de la région.

Répartition sectorielle des projets lancés

S’agissant des projets qui sont d’ores et déjà lancés, on note un budget de l’ordre de 567,5 millions de dirhams pour la mise en œuvre de projets dans le domaine de l’économie, de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la formation dont 408,5 millions de la part de la région. On relève également l’exécution de projets de l’ordre de 600 millions de dirhams dans le domaine du développement rural. La région y contribue à hauteur de 226 millions de dirhams. Pour ce qui est du domaine relatif au transport et mobilité, les projets en cours de réalisation ressortent à 2,93 milliards de dirhams.
La part de la région s’élève dans ce sens à 557 millions de dirhams. En ce qui concerne la protection et la mobilisation des ressources en eau, le budget global mobilisé à ce jour est de 3,4 milliards de dirhams contre 714,4 millions de dirhams pour le domaine culturel visant notamment à promouvoir l’animation artistique au niveau de la région, la préservation et valorisation du patrimoine ainsi que la formation aux métiers de la culture. Par ailleurs, les projets relevant du domaine de l’environnement en cours d’exécution de la région portent sur un budget global de 13,6 millions de dirhams alloués en totalité par la région.
Pour ce qui est du volet éducation, enseignement supérieur, santé et sport, les projets en cours se chiffrent à 81 millions de dirhams dont un apport de 59 millions de dirhams de la part de la région.

14 projets en stand-by

Parallèlement aux projets susmentionnés, 14 projets sont en attente d’un coût global de 10 milliards de dirhams dont 1,94 milliard de dirhams de la part de la région. On relève dans ce sens six projets structurants. Il s’agit en effet de l’accélération du lancement de la zone logistique de Zenata, le développement du hub aérien de Casablanca, l’attraction d’un hyperscaler dans la région (acteurs nationaux et internationaux Data Center & cloud), l’appui au développement d’un grand parc d’attraction thématique dans la province de Benslimane, le programme d’acquisition et de dépliement des stations monoblocs de dessalement et de déminéralisation ainsi que le développement du transport intrarégional par autocar. De même, 8 projets complémentaires sont dans le pipe.
Citons en l’occurrence le renforcement du réseau de soins de santé primaires, l’appui au développement de l’offre de formation continue dans les métiers de la santé, l’appui à l’offre de formation, insertion, l’emploi dans le digital, l’appui aux projets de développement touristique du littoral et le programme régional formation/insertion pour les femmes et les jeunes. A cela s’ajoutent également le programme régional d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, l’appui à la mise à niveau des soins d’urgence médicale et l’aménagement récréatif de 5 forêts urbaines.

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Le PDR Casablanca-Settat en bref

Vision. Le nouveau plan de développement régional de Casablanca-Settat porte sur 51 programmes et projets structurants. L’ambition étant de faire de Casablanca-Settat une région accélératrice du développement territorial inclusif et durable sur les plans économique et humain. Il s’agit ainsi d’améliorer l’attractivité économique et sociale de la vie locale, de développer une mobilité régionale accessible et durable, d’accélérer la transition et l’inclusion numériques des territoires de la région.

Cette vision tend également à consolider le rôle de « locomotive de l’économie nationale » de la région, d’assurer les ressources en eau et veiller à l’adaptation et à la résilience environnementale. Il est également question de développer et promouvoir le « Casablanca Hub international », de développer le milieu rural et soutenir l’émergence d’une classe moyenne rurale, de lever les freins au développement des Très petites et moyennes entreprises et de l’entrepreneuriat, d’appuyer l’autonomisation économique des femmes et d’ouvrir des opportunités d’insertion économique et sociale des jeunes.