63 nouveaux fournisseurs se sont inscris sur Ajal en 2022.
Se référant au rapport annuel des délais de paiement, le nombre des fournisseurs inscrits sur la plateforme Ajal ainsi que celui des fournisseurs ayant déposé des réclamations enregistre un rythme soutenu comparativement aux années précédentes.
Pas moins de 52 réclamations ont été déposées par 22 fournisseurs en 2022 sur «Ajal», la plateforme dédiée à la réception et au traitement des réclamations des fournisseurs concernant les délais de paiement de leurs prestations par les Etablissements et entreprises publics (EEP). Ces requêtes concernent 177 établissements et entreprises publics pour un montant total avoisinant les 57,56 MDH. C’est ce que l’on peut retenir du rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiement. Dans les détails, sur les 52 réclamations soumises, 33 ont été traitées (63 %) pour un montant de 16,56 MDH au moment où 19 sont en cours de traitement (37 %) pour un montant de 41,3 MDH. «Les analyses annuelles réalisées au niveau des informations provenant directement de la plateforme Ajal revêtent une importance particulière au regard des aspects liés à la problématique des délais de paiement et contribue à développer le comportement des EEP pour améliorer leur relation avec les fournisseurs», peut-on lire du rapport. Et de rappeler : «Conformément à la circulaire du MEF n°2178/17/DEPP du 17/08/2017, le traitement des réclamations par les EEP doit se faire dans un délai ne dépassant pas 10 jours à compter de leur dépôt par les fournisseurs».
Selon le rapport annuel de l’Observatoire, le nombre des fournisseurs inscrits sur la plateforme ainsi que celui des fournisseurs ayant déposé des réclamations enregistre un rythme soutenu comparativement aux années précédentes.
Après 5 ans d’existence, le bilan de la plateforme démontre que 63 nouveaux fournisseurs se sont inscris sur Ajal en 2022. En revanche, l’Observatoire laisse entendre que l’indicateur lié au nombre d’EEP faisant l’objet de réclamations a connu une stagnation au cours de cette année par rapport à 2021 avec toutefois une augmentation légère de 17 % dans le nombre des fournisseurs réclamants. L’Observatoire observe également une nette décorrélation entre leurs nombres et valeurs des réclamations des fournisseurs.
Le nombre des réclamations a en effet affiché un repli de 83 % par rapport à 2021 au moment où leur valeur s’est consolidée de 76 %. Même tendance relevée au niveau des réclamations traitées. Elles se sont dépréciées de 71 % passant de 114 en 2021 à 33 en 2022. Leur valeur a baissé pour sa part de 5 % s’établissant à 16,56 MDH contre 17,49 MDH une année plus tôt. Les réclamations en instance ont, quant à elles, connu une baisse de 91%, soit 19 réclamations. En parallèle, leur valeur a connu un pic de 168 %. «A grande échelle, l’on peut conclure que le nombre des réclamations n’est pas proportionnel au poids des dettes échues », commente l’Observatoire dans ce sens. L’analyse sectorielle des réclamations démontre que trois secteurs captent à eux seuls 50 % du total des fournisseurs réclamants.
On cite en premier le secteur du «BTP» avec 23 % des fournisseurs réclamants. Les «Etudes et Conseils» arrivent en deuxième position avec une part de 15 % des fournisseurs alors que 12 % des fournisseurs réclamants sont issus du secteur du «Commerce, distribution, négoce». Pour ce qui est de la répartition géographique des fournisseurs réclamants, l’axe Kénitra-Casablanca centralise 62 % des fournisseurs réclamants sur la plateforme Ajal. S’agissant des relations avec les réclamants, les EEP ont traité 63 % des requêtes.
En revanche, 82 % ont été traitées hors délai de 10 jours prévu par la circulaire du ministère des finances au moment où 37 % des réclamations n’ont pas reçu de réponse en 2022. Se référant à l’Observatoire des délais de paiement, la structure des réclamations déposées fait ressortir que 85 % se rapportent aux marchés, 42 % ont trait aux prestations de service et 52 % proviennent des Grandes entreprises.
Pour ce qui est de la taille des entreprises, l’Observatoire observe un quasi-équilibre du nombre des réclamations entre grandes entreprises et petites et moyennes entreprises, soit respectivement 52 et 42 %. Toutefois 81 % des réclamations des grandes entreprises ont été traitées contre 36 % pour des PME.










