EditorialUne

Sport business

© D.R

Le temps d’une soirée, la ville de Marrakech a été le centre de gravité du foot africain.

Choisie pour abriter la cérémonie officielle des CAF Awards, la ville ocre a accueilli le gratin mondial et africain du sport roi : les caméras du monde étaient là pour approcher de près les stars du ballon rond. Après le cinéma mondial, il y a quelques jours, ou la grand-messe de la finance au mois d’octobre, cette fois-ci c’est le foot et de manière plus générale le sport qui est activé comme levier marketing pour la marque «Maroc».

Car en plus de sa capacité à susciter la mobilisation populaire et conforter le sentiment d’appartenance, le sport est désormais un secteur économique à part entière et recèle des opportunités d’investissements et de profitabilité. Sans oublier son effet d’entraînement indéniable sur d’autres secteurs, notamment l’hôtellerie, le transport, la restauration, le commerce, voire l’industrie et le BTP.

La Coupe du monde 2030 en est un parfait exemple. Les entreprises privées opérant dans le sport pèseraient, à elles seules, quelque 27,5 milliards DH de chiffre d’affaires avec quelque 15.000 emplois.

En prenant en compte les opérateurs du secteur public du monde associatif, les estimations frôlent les 115.000 emplois et 2,5% du PIB. Des indicateurs qui n’ont rien à envier à ceux affichés par d’autres secteurs avec, en prime, une portée sociale et sociétale que seul le sport peut avoir en plus de sa capacité à donner un rayonnement planétaire. Tous ces atouts font du sport business un fabuleux gisement de croissance qui ne demande qu’à être exploité.