Société

Indice de performance climatique 2024 : Le Maroc dans le top ten mondial

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Le Maroc figure toujours dans le top 10 des pays les plus performants en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le Royaume occupe la 9ème place avec un score de 69,82 points. Il a perdu 2 places par rapport au classement climatique 2023.


Le «Climate change performance index» (Indice de performance en matière de changement climatique) est publié chaque année, à l’occasion de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques, par les ONG Germanwatch, The New Climate Institute et The Climate Action Network. Selon le nouveau rapport, publié en marge de la COP28 tenue à Dubaï, le Maroc fait toujours partie des pays les plus performants en matière de lutte contre le réchauffement climatique en figurant dans le top 10. Sur les 67 pays étudiés, le Maroc occupe la 9ème place avec un score de 69,82 points. A noter que par rapport à l’Indice de performance en matière changement climatique (CCPI) 2023, le Maroc a perdu 2 places où il figurait au 7ème rang mondial.

Le Maroc devance de nombreux pays tels que la Suède, la Norvège, le Portugal, l’Allemagne, le Luxembourg et le Nigeria, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Suisse. Le Maroc reçoit des notes moyennes en matière d’énergie renouvelable et de politique climatique, tout en obtenant une note élevée en matière d’émissions de GES et de consommation d’énergie. Le pays vise une réduction de 45,5% des émissions de GES d’ici 2030. Son classement en tant que pays très performant est dû à ses faibles émissions de GES, à sa tendance à une plus grande efficacité énergétique et à ses progrès dans la production d’énergie renouvelable.

Dans le rapport, les experts relèvent que les combustibles fossiles représentent toujours la majorité de la consommation d’énergie du Maroc et le pays importe la plupart de ces combustibles. Les experts suggèrent plusieurs mesures politiques. Des projets solaires et éoliens à grande échelle et à petite échelle, centrés sur les personnes, devraient être construits en respectant des garanties sociales et environnementales strictes et l’énergie solaire devrait être subventionnée. L’accent devrait être mis sur la réduction de l’utilisation des combustibles fossiles.

Des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte et des pompes solaires doivent être installés pour réduire le gaspillage d’eau et la consommation de carburant. En outre, une agriculture plus durable devrait être encouragée et les écosystèmes naturels devraient être mieux préservés. Les experts considèrent le Maroc comme un acteur actif et solidaire de la politique climatique internationale. Ils demandent des politiques qui permettent de réduire les combustibles fossiles et de protéger l’environnement. A l’instar des années précédentes, pas un seul pays évalué n’a respecté la limite de 1,5 degré. Le Danemark est à nouveau en tête de l’indice (4e), suivi par l’Estonie (5e), les Philippines (6e), l’Inde (7e), les Pays-Bas (8e). Le plus grand émetteur de gaz à effet de serre, la Chine, stagne à la 51ème place. Les États-Unis (57ème), le deuxième plus grand émetteur, ne sont toujours pas sur la bonne voie.

Les Émirats arabes unis, pays hôte de la COP28, figurent au 65ème rang, sont l’un des pays les moins performants en raison de leurs émissions élevées par habitant (25,9 tonnes) et leur faible part d’énergies renouvelables (moins de 1 %). D’autres pays producteurs de pétrole sont également en queue de peloton, comme la Russie (63ème), l’Iran (66ème), l’Arabie Saoudite (67ème).

Rappelons que ce classement évalue chaque année, depuis 2005, les efforts d’atténuation du réchauffement climatique d’une soixantaine de pays ainsi que de l’Union européenne (UE) dans son ensemble, responsables de plus de 90% des émissions de gaz à effet de serre sur la planète.

Plusieurs centaines d’experts internationaux y participent. Le classement prend en compte quatre grands critères, à savoir la politique climatique, les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’énergie et les mesures en faveur des énergies renouvelables.

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