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Inclusion et développement durable : L’Intérieur appuie la participation des jeunes à la vie publique locale

© D.R

Au Maroc, les jeunes de moins de 25 ans représentaient en 2019, 43 % de la population. Les 15-24 ans seront l’un des principaux groupes d’âges dans le pays d’ici 2030.

Force motrice : Encourager les jeunes pour être acteurs de développement durable passe par leur participation à la vie publique locale. En effet, les jeunes ont les compétences nécessaires et les opportunités d’être une force motrice pour soutenir le développement. Pour les pousser à participer davantage à la gestion de vie locale et créer de la valeur ajoutée durable, le ministère de l’intérieur vient de dévoiler un document baptisé «Ouvrir la vie publique locale aux jeunes citoyens dans la région de Tanger-Tétouan- Al Hoceima». Ce document est un outil mis à la disposition des communes et des élus et se focalise sur 10 communes pilotes de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Mettre à l’étrier plus de jeunes dans la gestion de la vie publique locale et créer un environnement propice au développement durable. Ce sont là quelques-uns des objectifs du rapport réalisé par le ministère de l’intérieur. Ce document intitulé «Ouvrir la vie publique locale aux jeunes citoyens dans la région de Tanger-Tétouan- Al Hoceima» vise à contribuer aux efforts menés par la Direction nationale des collectivités territoriales pour construire des ressources partagées visant à améliorer le dialogue et la pratique de la démocratie locale pour l’amélioration de la qualité des politiques publiques locales.
«Depuis 2015, l’OCDE appuie la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima dans la mise en œuvre des réformes impulsées par la Constitution de 2011 et par le processus de régionalisation avancée de 2015, conjointement avec la DGCT au sein du ministère de l’intérieur.

Le projet «Faisons des citoyens et des jeunes des accélérateurs de la modernisation de l’administration locale», mis en œuvre depuis janvier 2021 avec le soutien de l’AECID, vise à promouvoir les bonnes pratiques de dialogue avec les citoyens pour accélérer les réformes de la gouvernance locale et améliorer l’engagement des citoyens, et en particulier des jeunes, dans la planification et la prestation des services publics dans les collectivités territoriales de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima», peut-on lire dans ce document. En effet, ledit projet a pour finalité de partager les recommandations et les bonnes pratiques identifiées dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec d’autres territoires confrontés à des défis similaires en matière de participation citoyenne et de modernisation de l’administration. «Plus largement, le projet s’inscrit dans le cadre du Programme MENA-OCDE pour la gouvernance, un partenariat stratégique entre les pays de la région MENA et de l’OCDE pour partager des connaissances et de l’expertise en vue de diffuser les normes et les principes de bonne gouvernance qui soutiennent le processus de réforme en cours dans la région MENA», rapporte la même source.

Ainsi, ce document est un outil destiné aux élus et fonctionnaires des collectivités territoriales qui a pour objectif de promouvoir les pratiques de participation citoyenne, notamment des jeunes, de renforcer les connaissances sur les mécanismes de participation citoyenne mis en place au niveau local dans les 10 communes pilotes de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et de mettre en valeur les bonnes pratiques à l’échelle nationale et internationale. Il s’agit aussi de lancer une réflexion sur les pistes d’amélioration qui peuvent être explorées par les collectivités territoriales marocaines et de fournir des recommandations opérationnelles pour renforcer et améliorer la participation citoyenne, en particulier des jeunes, dans la vie publique locale marocaine.

10 communes pilotes de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima

Ledit document a été élaboré sur la base d’une série d’entretiens conduits avec 10 communes pilotes de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, à savoir Assilah, Chefchaouen, Al Hoceima, Ksar Essghir, Larache, Martil, Oued Laou, Ouazzane, Tanger et Tétouan. Il en ressort, entre autres, que 100% des communes rencontrées sont déjà sensibilisées au sujet des mécanismes de participation institutionnels et que 80% de ces communes considèrent les jeunes comme une priorité mettant déjà en place ou envisageant des actions structurées pour engager les jeunes dans la vie locale (notamment la création de conseils des jeunes, de terrains de proximité et la mise en œuvre d’actions avec les associations de quartiers). Ce même document s’est également appuyé sur le travail de l’OCDE sur la gouvernance des affaires de la jeunesse et sur la participation citoyenne, c’est-à-dire les lignes directrices de l’OCDE sur la participation citoyenne (OECD Guidelines for Citizen Participation Processes) ainsi que la recommandation du conseil sur l’amélioration des perspectives offertes aux jeunes et le Plan d’action actualisé de l’OCDE pour les jeunes. Ceux-ci définissent une panoplie de mesures que les pays et les parties prenantes peuvent prendre pour soutenir les jeunes lors de leur entrée dans la vie active et pour prendre en considération la parole et les besoins des jeunes dans le processus d’élaboration des politiques afin de bâtir des sociétés plus fortes, plus justes et plus inclusives.

Vers un impact durable

Cinq défis ont été identifiés à l’issue des entretiens menés dans les communes pilotes, à savoir assurer une formation continue des élus et fonctionnaires, formaliser le rôle des processus participatifs dans la vie publique locale, préciser la gouvernance des processus participatifs, adapter et moderniser les processus participatifs en fonction des attentes des citoyens surtout les jeunes, préciser la gouvernance des processus participatifs et améliorer la sensibilisation des citoyens dans leur diversité.
Comme le rappelle ledit document, selon la recommandation du conseil de l’OCDE sur le gouvernement ouvert (2017), à laquelle le Maroc a adhéré en 2018, la participation comprend «tous les moyens par lesquels les parties prenantes peuvent être impliquées dans le cycle politique ainsi qu’à la conception et à la prestation des services publics». «La participation fait référence aux efforts déployés par les institutions publiques pour entendre les opinions, les perspectives et les contributions des citoyens et des parties prenantes. Elle permet aux citoyens et aux parties prenantes d’influencer les activités et les décisions des autorités publiques à différents stades du cycle politique», conclut la même source.

C’est le titre de la boite

En tant qu’espace prioritaire : La région au cœur de la transformation durable

Territoire : Constituant le terrain idéal pour l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques et des plans de développement, la région est un espace territorial prioritaire dans l’organisation décentralisée de l’Etat, selon le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Reda Chami.

Lors de l’ouverture du cinquième Forum parlementaire des régions organisé par la Chambre des conseillers Ahmed Reda Chami a souligné que le CESE est conscient de l’importance capitale du développement des espaces territoriaux dans leurs dimensions économique, sociale, environnementale et durable et a accordé un intérêt particulier aux questions liées au chantier de la régionalisation avancée dans l’ensemble de ses rapports et avis consultatifs. Il a rappelé à ce propos que le Conseil a élaboré, notamment dans son dernier rapport qui propose des pistes de réflexion et d’action pour un développement harmonieux et inclusif des espaces territoriaux, une série de recommandations visant à impulser une nouvelle dynamique aux espaces territoriaux et ce, en repensant les rôles, les missions et le champ d’intervention de l’État et de ses institutions, dans leurs relations avec les autres acteurs au niveau territorial, en particulier les collectivités territoriales.

Selon le président du CESE, ces recommandations se focalisent principalement sur la révision des lois organiques relatives aux collectivités territoriales pour plus de clarification de leurs compétences et pour l’identification du champ d’intervention de chaque partie, ainsi que sur le transfert des compétences des départements gouvernementaux aux régions, tout en les dotant des ressources nécessaires et l’élaboration d’un calendrier précis, réalisable et contraignant pour le transfert du pouvoir décisionnel des administrations centrales aux services décentralisés. M. Chami a par ailleurs précisé que les réformes lancées dans le cadre du chantier de la régionalisation avancée traduisent la volonté de l’Etat de doter le Royaume d’un système territorial capable de relever les nouveaux défis en matière de développement et de répondre efficacement aux attentes des citoyens. A noter que le cinquième Forum parlementaire des régions est organisé en partenariat avec le CESE, l’Association des régions du Maroc, l’Association marocaine des présidents de conseils des préfectures et provinces et l’Association marocaine des présidents de conseils communaux.