La Côte d’Ivoire, pays hôte, a battu le Mali sur le score de 2 buts à 1 après prolongations, samedi au stade de la Paix à Bouaké, pour rejoindre la RD Congo en demi-finale de la CAN.
Malgré leur qualification en quart, la Côte d’Ivoire a signé des résultats en dents de scie lors de cette CAN. Mais force est de constater que le pays hôte n’est pas près d’abdiquer de sitôt.
Dominée par le Mali, réduite à dix, menée, la Côte d’Ivoire a encore une fois forcé son destin à la dernière minute de la prolongation, samedi à Bouaké, pour se qualifier pour la demi-finale de la CAN contre la RD Congo.
Et Oumar Diakité a fait exploser le stade de la Paix, tout d’orange paré: sa talonnade sur une frappe de Seko Fofana a abattu les «Aigles» du Mali, qui n’ont pas profité de leur supériorité technique. C’est le mental qui a gagné.
Le cuir des «Éléphants» semble inattaquable. Ils avaient déjà égalisé à la 90e minute par Simon Adingra, alors qu’ils jouaient à dix depuis la 44e minute et le second carton jaune pour Odilon Kossounou, fautif sur Lassine Sinayoko qui filait vers le but. Sur son premier avertissement, le défenseur de Leverkusen a coûté un penalty, mais Yahia Fofana a arrêté le tir d’Adama Noss Traoré (17), un premier signe fort du mental des Ivoiriens.
La frappe pleine lucarne de Nene Dorgeles (71) aurait pu les décourager, mais ils se sont rués en attaque, même à dix.
Les Éléphants ont déjà survécu à un premier tour complètement raté, avec l’humiliante défaite (4-0) contre la Guinée Équatoriale, à deux jours sans savoir s’ils étaient qualifiés parmi les meilleurs troisièmes, et à une séance de tirs au but contre le tenant du titre sénégalais, où ils avaient déjà égalisé dans les dernières minutes. Emerse Faé a donc 100% de réussite en tant que N°1 sur le banc: deux matchs, deux qualifications, depuis qu’il a pris la succession de Jean-Louis Gasset, dont il était l’adjoint, après la correction équato-guinéenne.
Le débutant de 40 ans n’est pas resté inactif, revenant sur ses choix initiaux, qui n’ont pas payé. Cette fois les «grognards» Serge Aurier, Max Gradel et Odilon Kossounou ont été décevants.
Kossounou perd la balle qui entraîne la faute sur Lassine Sinayoko qui lui vaut un second jaune (44). Le défenseur central était déjà fautif sur le même joueur, auteur de trois buts à la CAN. Aurier est sorti à la pause, rincé, et Wilfried Singo, son remplaçant, a amené du peps, n’hésitant jamais à monter pour faire oublier l’infériorité numérique.
L’entrée d’Adingra a aussi rapporté gros à Faé, en marquant après une frappe renvoyée de Seko Fofana, et celle de Sébastien Haller en pointe a pesé sur la défense malienne. Il a failli marquer, mais sa tête a heurté la transversale (96).
Et l’entrée d’Oumar Diakité a tout renversé. «Après ce genre de match, il n’y a pas vraiment de choses à expliquer, ce ne sont que des émotions», a raconté le héros du soir exclu pour avoir enlevé son maillot.
«Ma joie était si grande que j’ai oublié que j’avais un carton jaune» a-t-il souri, «c’est une erreur de ma part, la demie je ne pourrais pas la jouer. Mais même si je ne suis pas présent, mes coéquipiers sont capables de faire le nécessaire.» Les Maliens peuvent s’en vouloir, ils jouaient mieux, grâce à leur milieu plus technique, mais ils n’ont pas su résister au rush final.
Les «Éléphants» sont toujours la bête noire des «Aigles» en Coupe d’Afrique, ils s’étaient déjà imposés notamment en demi-finale en 2012 (1-0) et en 8e de finale en 2019 (1-0).
En demi-finale, la Côte d’Ivoire affrontera le République Démocratique du Congo, qui a facilement battu, vendredi, la Guinée par 3 buts à 1. La seconde demi-finale mettra aux prises le Nigeria, qui a éliminé l’Angola (1-0) et l’Afrique du Sud qui a difficilement remporté la partie aux tirs au but face au Cap Vert.









