Plus de 180 milliards DH, l’équivalent de 20 fois l’usine de Renault ! C’est le volume d’investissement enregistré sur les 30 derniers mois tel qu’il a été établi par les services du ministère en charge de ce volet.
L’horizon fixé désormais est d’atteindre la barre des 550 milliards DH pour le seul secteur privé. Ce chiffre permettra d’inverser la structure de l’investissement au Maroc dont les deux tiers doivent être portés par le secteur privé, le tiers restant étant d’origine publique. A la moitié du chemin, le gouvernement semble être quasiment en ligne en termes de rythme et d’évolution.
Mais dans les années qui viennent, les investissements publics, notamment dans les infrastructures, vont inévitablement augmenter au vu de certaines échéances qui attendent le Maroc, comme l’organisation de la Coupe du monde 2030, ou encore pour accompagner les grands chantiers de transformation de l’économie. Cela impliquera mécaniquement une révision à la hausse de l’effort demandé au secteur privé. La nouvelle Charte de l’investissement sera un catalyseur.
Mais il faudra aussi et surtout que les opérateurs privés nationaux fassent preuve de plus d’ingéniosité, d’audace et de créativité pour aller dans de nouvelles voies, investir des filières porteuses de potentiels mais inexplorées, lorgner et conquérir de nouveaux marchés. Cela suppose qu’ils sortent de leurs traditionnelles zones de confort.










