EconomieUne

Lors de la «Deep Tech Summit» organisée les 9 et 10 mai 2024 : L’UM6P réunit les game changers de la Deep Tech à Benguerir

© D.R

Selon le CEO de l’UM6P Ventures, «aujourd’hui, l’UM6P est l’un des rares acteurs qui se positionne sur l’ensemble de la chaîne de valeur, du développement de l’idée jusqu’à la mise sur le marché».

Transformation : La Deep Tech est au cœur d’une conférence organisée à l’UM6P Benguerir. Cette rencontre qui se déroule les 9 et 10 mai est placée sous le thème «La Deep Tech : prochain jalon de la transformation en Afrique».

L’UM6P se place comme un modèle d’enseignement et de recherche «disruptif». Elle met la barre très haut avec l’ambition de hisser le Maroc et par voie de conséquence l’Afrique dans l’univers de la Deep Tech. En effet, l’Université organise les 9 et 10 mai au sein de son campus à Benguérir la «Deep Tech Summit» qui réunit les experts dans le domaine. Lors de la séance inaugurale de cet évènement, Yassine Laghzioui, CEO de l’UM6P Ventures, a souligné que les «ambitions dépassent les frontières». Pour lui, «la Deep Tech est là où notre futur commence. C’est là où la vision et l’ambition rejoignent des objectifs tangibles et réalistes», relève-t-il expliquant que l’UM6P soutient les entrepreneurs et la recherche dans ce sens. M. Laghzioui rappelle par ailleurs les défis à surmonter, notamment dans le cas de l’Afrique où le gap de développement doit être rétréci pour construire des écosystèmes technologiques performants. A ce propos, il souligne que ce Sommet est l’occasion de réfléchir sur des actions pour développer des solutions au profit des chercheurs, des entrepreneurs et les décideurs.

Technologies : L’Afrique a aussi son mot à dire

L’UM6P ne lésine pas sur les moyens tout en capitalisant sur les success-stories réalisées jusque-là dans la Deep Tech. «Aujourd’hui ce qui nous manque c’est de créer une plateforme qui permet de connecter les parties prenantes les plus influentes dans ce domaine-là. On parle d’entrepreneurs, de chercheurs, d’investisseurs et policy makers. Et donc il fallait connecter ces parties prenantes pour qu’elles puissent lancer des réflexions et des discussions et aussi agir pour propulser le développement de ce système de Deep Tech en Afrique et au Maroc», indique Yassine Laghzioui lors d’une rencontre avec la presse tenue le 8 mai 2024 en prélude de ce sommet technologique. Et d’ajouter : «Aujourd’hui on est très confiants que l’Afrique a son mot à dire sur la Deep Tech». Plus de 1.800 personnes se sont inscrites à cet évènement alors que les organisateurs ne tablaient au départ que sur 700 inscrits. Parmi ceux-ci 60% sont des femmes. Dans la communauté des inscrits, 60% sont des chercheurs et des étudiants, 25% sont des start-up et 15% sont des policy makers. Cet évènement compte 11 panels, 5 side-events et 3 masterclass. Au total, 70 intervenants venant de plus de 30 pays sont présents lors de ce sommet. Il faut dire que l’UM6P, en tant qu’institution de recherche, vise à créer une plateforme internationale d’échange pour dresser un état des lieux de la Deep Tech en Afrique, discuter de ses défis et de ses perspectives de développement et se projeter dans l’avenir. Ce sommet vise également à sensibiliser à l’impact de la Deep Tech pour stimuler des secteurs critiques en Afrique tels que l’agriculture, les soins de santé, l’énergie, les infrastructures informatiques et la biotechnologie, à travers l’entrepreneuriat, la recherche et les nouvelles technologies. Les initiatives de l’entrepreneuriat et du venturing mises en place par l’UM6P visent à stimuler l’innovation, à soutenir les stratups et à construire des écosystèmes dynamiques de l’entrepreneuriat dans les domaines de la Deep Tech et la transformation digitale.

«Aujourd’hui, l’UM6P est l’un des rares acteurs qui se positionne sur l’ensemble de la chaîne de valeur, du développement de l’idée jusqu’à la mise sur le marché», explique M. Laghzioui. De l’idéation à la mise à l’échelle, jusqu’à l’investissement, l’objectif étant de créer de la valeur ajoutée pour OCP, UM6P, les institutions publiques, les entreprises, les start-up, les universités, les chercheurs, les ONG au Maroc mais aussi en Afrique. Cette expérience de l’UM6P évolue, comme il le souligne, dans un écosystème naissant et prometteur. A ce propos, le responsable argumente : «On a réussi à atteindre plus de 21.000 personnes sur tous nos programmes. C’est énorme pour une initiative qui date de moins de 5 ans et on a conçu plus de 30 programmes d’incubation et d’accélération (…) on est aussi très fiers d’avoir mobilisé 350 experts et mentors». En termes de résultats, 3.500 jeunes ont été formés.

A ce stade, plus de 25 nationalités sont présentes au sein de l’UM6P. On notera que 60% des jeunes au sein de l’UM6P sont des étudiants dont 75% viennent des universités marocaines. Les chercheurs représentent 12% et les collaborateurs 10%. En matière d’incubation et d’accélération, 800 projets entrepreneuriaux ont été appuyés par ledit programme. «Ce chiffre reflète la capacité de l’UM6P à incuber et accélérer les start-up», relève-t-il notant par ailleurs que le pourcentage des femmes fondatrices de projets est de seulement 35%. On notera que plus de 26 MDH (non dilutive) de levées de fonds ont été atteintes et environ 600 MDH sont financés par des fonds de capital-risque et des investisseurs providentiels. Ces levées de fonds concernent 38 start-up. L’UM6P s’attelle aussi à la pérennité des résultats atteints. Il s’avère que 40% des entreprises appuyées à travers ses programmes continuent de générer des revenus un an après l’incubation, 65% ont créé leur statut juridique et 60% ont créé 1 à 5 emplois. Pour ce qui est de la propriété intellectuelle, 234 brevets ont été déposés par l’UM6P et 11 startups ont exploité un brevet à l’UM6P. En plus, 6 startups spin-off existent au sein de l’Université (c’est-à-dire qui évolue dans l’écosystème UM6P). A noter par ailleurs que la «Deep Tech» désigne l’ensemble des entreprises et des projets de développement des produits ou des services disruptifs basés fortement sur la recherche et développement, les technologies avancées, et les laboratoires de recherche.