Les recettes ordinaires ont atteint à fin mai les 135,35 MMDH contre 123 MMDH générées à la même période l’année précédente.
Recettes : Se référant au document statistique du ministère de l’économie et des finances, les financements observés au titre des cinq premiers mois de l’année ont été mobilisées principalement sur le marché domestique.
22,8 MMDH, tel est le besoin de financement dégagé par le Trésor au titre des cinq premiers mois de l’année. Il s’inscrit en baisse de 3,8 MMDH par rapport au besoin exprimé à la même période de l’année précédente. Se référant au document statistique élaboré par le ministère de l’économie et des finances, les mobilisations nettes se sont élevées à 33,6 MMDH sur le marché domestique et 7,8 MMDH au titre des emprunts extérieurs. Le flux net de l’endettement intérieur recouvre pour sa part des souscriptions pour un montant de 90,3 MMDH et des remboursements en principal pour 56,8 MMDH. En parallèle le flux de l’endettement extérieur recouvre des tirages de 12,1 MMDH et des amortissements de 4,4 MMDH.
En parallèle, le ministère de l’économie et des finances relève un solde excédentaire de 10,8 MMDH des comptes spéciaux du Trésor alors qu’il se situait à fin mai 2023 autour de 16,2 MMDH. Pour ce qui est du déficit budgétaire, il ressort en atténuation comparé à la même période de l’année précédente. Il s’est établi à fin mai autour de 17,6 MMDH contre 24,9 MMDH une année plus tôt. «Cette évolution reflète une augmentation de 12,3 MMDH des recettes plus importante que celle des dépenses (5,1 MMDH)», peut-on lire du document statistique du ministère de l’économie et des finances. En effet, les recettes ordinaires ont atteint à fin mai les 135,35 MMDH contre 123 MMDH générées à la même période l’année précédente, en amélioration de 10% en glissement annuel. Elles affichent un taux de réalisation de 39,9% comparé aux objectifs fixés dans le cadre de la loi de Finances 2024 (339,49 MMDH).
Les recettes fiscales ont poursuivi leur amélioration au titre des cinq premiers mois de l’année. Elles se sont consolidées de 14,7 MMDH pour atteindre les 123,65 MMDH marquant un taux de réalisation de 45,7%. Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales sont revenus à fin mai à 6,7 MMDH contre 7 MMDH une année auparavant. En parallèle, les recettes non fiscales sont passées en une année de 12,4 MMDH à 9,5 MMDH à fin mai 2024. « Les recettes en provenance des établissements et entreprises publics se sont chiffrées à 3,8 MMDH dont 2,4 MMDH versés par Bank Al-Maghrib et 1 MMDH par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie», peut-on lire dans ce sens. S’agissant des dépenses ordinaires, elles se sont inscrites en hausse de 1,7 milliard de dirhams au titre des cinq premiers mois de l’année. Elles se sont établies à 127,7 MMDH, soit un taux d’exécution de 41,6% par rapport aux prévisions de la loi de Finances 2024.
Commentant cette évolution, le ministère de l’économie et des finances relève l’augmentation de 3,1 MMDH des dépenses au titre des biens et services. Pour leur part, les charges de la compensation ont affiché un repli de 1,3 milliard de dirhams au moment où les intérêts de la dette sont restés au même niveau observé à la même période de l’année précédente. «L’exécution des dépenses des biens et services est marquée par un taux de réalisation de 40,7% pour les dépenses de personnel et 40,2% pour les dépenses afférentes aux autres biens et services, en augmentation de 2,2 MMDH et 900 millions de dirhams respectivement par rapport à fin mai 2023 », explique le ministère dans son document statistique.
Il est à rappeler que l’exécution de la loi de Finances à fin mai s’est déroulée dans un contexte marqué par la poursuite du ralentissement de l’inflation qui est revenue à +20,9% en moyenne à fin avril 2024, soit à son plus bas niveau jamais atteint depuis juin 2021, après +8,8% au cours de la même période 2023.









