Il s’agit, lors de cette édition, de relever les complexités de l’environnement économique africain.
Dynamiques : La deuxième édition du Symposium économique africain (AES) se tiendra les 11 et 12 juillet 2024 à Rabat réunissant les experts mondiaux dans le domaine. Cette édition sera marquée par des échanges sur les défis actuels majeurs. De plus, un rapport annuel sur l’économie africaine sera présenté afin de dresser la cartographie des dynamiques économiques africaines à différentes échelles.
Top départ pour la deuxième édition du Symposium économique africain (AES). Cet événement organisé les 11 et 12 juillet 2024 à Rabat a pour thème «Fostering Africa’s Economic Transformation Through Innovative Financing».
A ce propos, Karim El Aynaoui, président exécutif du Policy Center for the New South, indique : «L’AES aspire à devenir un rendez-vous annuel d’envergure continentale réunissant des économistes, des décideurs politiques et des universitaires au sujet de l’économie africaine, en portant une attention particulière aux défis de stabilité macroéconomique et aux enjeux structurels qui influencent le développement économique de l’Afrique». Cette édition connaîtra la participation de plusieurs intervenants comme Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du Fonds monétaire international, Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf à l’Union africaine, Patrick Achi, ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, et Andrew Dabalen, économiste en chef pour la région Afrique à la Banque mondiale. Il s’agit, lors de cette édition, de relever les complexités de l’environnement économique africain.
«Les économies africaines sont confrontées à un environnement macroéconomique complexe qui limite la marge de manœuvre de leurs politiques. Malgré les efforts de resserrement des politiques monétaires à l’échelle du continent, l’inflation reste profondément ancrée et pourrait potentiellement s’aggraver dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes. De plus, les préoccupations grandissantes concernant la discipline budgétaire, exacerbées par la hausse du niveau de la dette et le cycle électoral de 2024 à venir, soulignent le besoin urgent de stratégies budgétaires innovantes», indiquent les organisateurs de cette édition.
Et de préciser : «L’Afrique est également confrontée à d’importants déficits de ressources financières face à des besoins de développement croissants, tels que l’augmentation des pressions sociales, l’expansion des infrastructures, la transition vers des solutions énergétiques durables et le progrès des capacités technologiques», notant que pour répondre à ces impératifs, une approche globale est nécessaire, permettant de débloquer des ressources financières et de mettre en œuvre des réformes de gouvernance solides. Au niveau national, cela implique de renforcer les mécanismes des finances publiques, selon la même source, afin d’améliorer la flexibilité budgétaire et de lutter contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites.
«Dans ce contexte, la communauté financière internationale joue un rôle crucial dans le financement des efforts de développement de l’Afrique. Ses contributions englobent la réduction des déficits de financement, la gestion des défis de restructuration de la dette et la réaffectation de ressources telles que les Droits de tirage spéciaux (DTS) par l’intermédiaire des banques multilatérales de développement. Ces efforts visent collectivement à renforcer la résilience économique de l’Afrique et à propulser une croissance durable à travers le continent», conclut la même source.
Explorer les défis majeurs
Macroéconomie
Le symposium abordera deux grands axes. Ainsi, la première partie se focalisera sur les nouveaux défis de la gestion macroéconomique, notamment l’efficacité de la politique monétaire pour juguler l’inflation tout en soutenant la croissance économique, les implications des resserrements monétaires sur la stabilité financière, ainsi que le rôle de nouvelles stratégies budgétaires pour assurer la discipline budgétaire et la soutenabilité de la dette.
La deuxième partie de cette rencontre s’attellera à la promotion de la transformation économique de l’Afrique grâce à des mécanismes de financement novateurs. Dans cette perspective, les échanges s’articuleront sur les mécanismes de financement de la transition écologique, les aspects sociaux du financement du développement, les actions politiques pour exploiter le potentiel financier domestique, ainsi que le rôle de la communauté financière internationale pour combler le déficit de financement et relever les défis de la restructuration de la dette.










