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Le démenti de Bachar Al-Assad

Dans un entretien publié dimanche par un magazine égyptien, le président syrien a démenti avoir proféré des menaces vis-à-vis de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri. Il vient donc mettre un terme aux accusations de son ex-vice-président Abdel Halim Khaddam, dans un entretien publié dimanche par un magazine égyptien. "Je suis un homme direct et franc et je ne sais pas ce que veulent dire certains en parlant de menaces (contre Hariri). Ceci n’est pas vrai", a affirmé M. Al-Assad à l’hebdomadaire indépendant al-Asbouaa, dont seuls des extraits avaient été distribués à la presse samedi. "Personne n’a assisté à ma dernière rencontre avec Hariri, comment a-t-on pu alors sortir de telles allégations", a ajouté le président syrien. M. Khaddam avait affirmé à la chaîne al-Arabiya le 30 décembre que le président syrien a menacé Hariri, quelques mois avant son assassinat, "d’anéantir" toute personne qui s’opposerait aux décisions de la Syrie. M. Al-Assad a, par ailleurs, implictement rejeté une rencontre avec la Commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Hariri."La demande de la Commission d’enquête de l’ONU à me rencontrer n’est pas la première du genre, il y en a eu une précédente à la fin de l’été dernier mais le chef de l’Etat a une immunité internationale", a-t-il dit. Le chef d’Etat syrien a estimé que M. Khaddam "n’est qu’un outil dans un plan (…) visant à (provoquer) la décomposition intérieure de la Syrie". Interrogé sur la mort brutale en octobre de l’ex-chef des services de renseignements syriens au Liban, le général Ghazi Kanaan, et son lien éventuel avec M. Khaddam, le président syrien a répondu: "Nous n’avons pas jusqu’à présent d’informations sur les raisons du suicide de Ghazi Kanaan, mais nous avions des données auparavant sur une relation avec cette tendance (de Khaddam)". Le général Kanaan, qui dirigeait les services syriens de 1982 à 2002, avait été entendu en septembre à Damas comme témoin par la commission d’enquête de l’Onu sur l’assassinat, le 14 février, de M. Hariri.