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Assassinat Hariri : Khaddam met de nouveau en cause Bachar Al-Assad

"Ce genre de décisions ne peut être prise que par le chef de l’Etat. Il n’y a pas un officier de sécurité qui pourrait prendre une décision d’une telle ampleur, car il faut toute une logistique", a-t-il dit à propos de l’attentat contre Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth, alors sous tutelle syrienne.
Interrogé pour savoir s’il croyait que le président syrien avait directement donné l’ordre de tuer Rafic Hariri, l’ancien responsable syrien a répondu: "oui, c’est mon intime conviction".
"Il s’agit là d’un crime politique", a-t-il ajouté, renouvelant des accusations formulées fin décembre sur la chaîne al-Arabiya.
Il a ensuite de nouveau raconté avoir entendu Bachar Al-Assad, "très énervé, très en colère" après, selon lui, un entretien avec Rafic Hariri et menacer d’"écraser quiconque" n’accepterait pas ses décisions au Liban.
M. Khaddam, qui vit à Paris depuis sa démission de ses fonctions en juin, a été entendu la semaine dernière par la commission d’enquête de l’Onu.
Le président syrien, que la Commission d’enquête de l’Onu souhaite entendre, a toujours démenti toute implication dans ce meurtre.
"Je suis un homme direct et franc et je ne sais pas ce que veulent dire certains en parlant de menaces (contre Hariri). Ceci n’est pas vrai", a affirmé M. Assad dans une entretien publié dimanche par l’hebdomadaire indépendant al-Asbouaa.