Douze malades, tous porteurs du virus hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire, étaient hospitalisés en Turquie lundi, alors que l’épizootie s’est étendue à l’ensemble du territoire, atteignant la banlieue d’Istanbul. Le ministère turc de la Santé a annoncé lundi l’apparition de cinq nouveaux cas, tous porteurs du H5N1, selon des tests pratiqués dans un laboratoire turc, a précisé à l’AFP un responsable du ministère sous couvert d’anonymat.
Au total, depuis le début janvier, 14 cas de contamination humaine, dont deux mortels, ont été recensés en Turquie, premier pays touché par la forme humaine de la maladie en dehors de l’Asie du Sud-Est, où la grippe aviaire a fait 74 morts. La plupart des malades sont des enfants ou des adolescents. Si les premiers cas recensés étaient originaires de l’est du pays, quatre nouveaux malades ont été détectés lundi dans le nord, dans les provinces de Samsun, Kastamonu et Corum. Le cinquième cas est hospitalisé à Van, dans l’est, où étaient morts deux enfants membres d’une même famille originaire de Dogubeyazit, à la frontière iranienne. Un troisième enfant de cette famille est également mort la semaine dernière à l’hôpital de Van, mais les causes de son décès ne sont pas encore connues.
Dimanche, les autorités sanitaires turques avaient signalé la présence de trois malades hospitalisés à Ankara, confirmant la progression de la maladie des régions rurales de l’Anatolie orientale vers les zones plus industriualisées de la partie occidentale du pays. Quinze provinces turques sont touchées sur 81. Necdet Ünüvar, sous-secrétaire à la Santé, avait fait état dimanche d’une centaine de personnes en attente, à travers le pays, de résultats de tests de la grippe aviaire. La zone la plus à l’ouest du pays où la maladie a été décelée est Küçükçekmece, une banlieue de la partie européenne d’Istanbul, où des poulets retrouvés morts samedi étaient porteurs de la grippe aviaire.
La Commission européenne a annoncé qu’elle allait adopter mardi de nouvelles mesures interdisant l’importation de plumes non traitées provenant de six pays voisins des zones touchées de l’est de la Turquie (Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie, Syrie, Iran et Irak).









