Société

L’associatif au service de la démocratie

L’étude réalisée, sous la supervision de "Espace des associations" et le Centre international pour les droits de l’Homme, le développement et la démocratie (Canada), sur le thème: Développement démocratique et l’action associative au Maroc, a été l’axe principal de la 2è rencontre régionale, tenue le week-end dernier à Agadir. Cette rencontre a été l’occasion pour jeter la lumière sur les moyens à même de permettre à l’action associative de contribuer efficacement au développement démocratique et ce, en traçant les orientations principales de nature à constituer la base d’élaboration d’un tel développement. Les différents intervenants lors de cette rencontre ont notamment souligné que cette étude porte sur les axes qu’il convient de traiter en priorité en matière économique, social et politique, estimant qu’une justice autonome et une éducation appropriée sont la clé de voûte pour asseoir le développement démocratique. Ils ont également mis l’accent sur la nécessité d’approfondir la réflexion sur les réalités locales afin de dégager une vision claire à même de baliser le  terrain à l’action associative faisant en sorte qu’elle contribue de manière efficace au développement démocratique. Cette rencontre qui a connu la participation de plusieurs chercheurs et acteurs associatifs, a eu pour but de définir les orientations futures de l’action associative et les perspectives de partenariat entre les acteurs locaux et étrangers. L’étude, qui trace les contours de l’action associative au Maroc, évoque la relation entre les structures associatives, les partis politiques, les organisations internationales et les donateurs et souligne la nécessité de l’égalité entre les sexes et de l’émancipation politique de la femme au Maroc. L’étude, réalisée par Mohamed Mouqit, chercheur en sciences politiques, Rabéa Naciri, professeur universitaire et activiste dans le domaine associatif,  et Mohamed Jenjar, anthropologue, a diagnostiqué la situation sociale et économique du Maroc, et a mis en relief le libéralisme économique et ses menaces au plan social, soulignant l’importance de lier la justice sociale avec le projet de démocratisation auquel le pays aspire.