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Pour appuyer les systèmes de protection sociale : La Banque mondiale accorde un financement de 70 millions de dollars au Maroc

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La numérisation du système de prestation de protection sociale permettra non seulement d’améliorer le ciblage des programmes de protection sociale, mais aussi de garantir aux populations les plus vulnérables un accès élargi à des services sociaux modernisés.

Soutien : Le conseil d’administration de la Banque mondiale vient d’approuver un financement de 70 millions de dollars au Maroc pour soutenir les systèmes de protection sociale.

La Banque mondiale appuie les réformes engagées par le Maroc. En effet, l’institution vient d’approuver le deuxième projet d’identification et de ciblage pour la protection sociale au Maroc, d’un montant de 70 millions de dollars. «La Banque mondiale se réjouit de continuer à soutenir l’expansion et l’efficacité des registres pour renforcer le ciblage et l’inclusion», a expliqué Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale, notant que la numérisation du système de prestation de protection sociale permettra non seulement d’améliorer le ciblage des programmes de protection sociale, mais aussi de garantir aux populations les plus vulnérables un accès élargi à des services sociaux modernisés, grâce à une utilisation optimisée des données et des technologies numériques.

«Fort du succès du premier projet, ayant permis la conception et la mise en œuvre du Registre national de la population (RNP), du Registre social unifié (RSU), ainsi que l’inscription de près de la moitié de la population du Royaume. Cette nouvelle initiative viendra consolider davantage les bases d’un système de protection sociale innovant, facilitant l’accès aux services sociaux, en particulier pour les ménages vulnérables», précise la banque dans un communiqué. Elle rappelle dans ce sens qu’en 2018, SM le Roi Mohammed VI a appelé à la mise en place d’un système de protection sociale harmonisé et efficace, menant à la création du RSU. «Parmi les avancées notables figurent le remplacement de l’assurance-maladie Ramed par AMO-Tadamon et l’intégration de technologies de pointe pour un ciblage plus précis des populations vulnérables. En décembre 2023, le Programme de prestations sociales directes a été mis en place, couvrant plus de la moitié de la population marocaine, avec un budget annuel équivalent à près de 1,6% du produit intérieur brut. Le RSU constitue désormais le point d’entrée unique pour tous les nouveaux programmes de protection sociale, offrant un système d’identification numérique robuste, et garantissant un ciblage précis ainsi qu’une mise en œuvre optimisée des interventions de protection sociale», indique la même source.

La Banque mondiale relève par ailleurs que le deuxième projet d’identification et de ciblage pour la protection sociale au Maroc vise à renforcer la stratégie de protection sociale inclusive et adaptative du gouvernement à travers plusieurs axes majeurs, à savoir le renforcement et l’extension de la couverture du Registre national d’état civil, ainsi que l’opérationnalisation de l’Agence nationale du registre ; l’expansion et la consolidation du RSU ; ainsi que la gestion de projet, le renforcement des capacités et le suivi-évaluation. «En élargissant la couverture aux zones rurales et reculées, le projet simplifiera les processus d’identification et d’authentification pour les programmes de protection sociale, permettant aux bénéficiaires de soumettre leurs demandes par voie numérique ou à distance, tout en réduisant les formalités administratives. Cette transformation numérique devrait avoir un impact sur au moins cinq programmes d’ici la fin 2024, et s’étendre à huit d’ici 2028, renforçant ainsi l’efficacité et la réactivité des services de protection sociale, notamment pour faire face aux défis socio-économiques liés au changement climatique. Par ailleurs, le projet vise à optimiser les systèmes et processus existants pour une meilleure inclusion, en s’appuyant sur l’expérience utilisateur, et sur une prise de décision éclairée sur des données probantes», conclut la même source.