A Melilla, M. Zapatero a rencontré le président de gouvernement autonome, le conservateur Juan José Imbroda, avec lequel il va parler d’immigration et d’infrastructures, notamment d’un lien maritime à grande vitesse entre l’enclave nord-africaine et le continent européen.
M. Imbroda souhaite "que l’on puisse atteindre Malaga (sud de l’Espagne, ndlr) en trois heures, et Almeria en deux heures" à partir de Melilia, a-t-il dit à la radio privée Cadena Ser. Le chef du gouvernement socialiste espagnol visitera ensuite le Centre de Séjour temporaire d’immigrants (Ceti) qui avait été saturé à l’automne après l’arrivée massive d’Africains venant du sud du Sahara. M. Zapatero ira mercredi au Ceti de Sebta, où il rencontrera le président du gouvernement autonome de la seconde enclave, le conservateur Juan Vivas. Les assauts massifs d’immigrants contre le grillage-frontière de Ceuta et Melilla s’étaient soldés cet automne par la mort de onze émigrants, dont certains tués par balles. M. Zapatero est le premier chef du gouvernement à visiter les enclaves frontalières avec le Maroc depuis Adolfo Suarez en septembre 1980. Cette visite a été mal acceptée par l’Istiqlal, un parti nationaliste membre de la coalition gouvernementale marocaine. "Aux yeux de l’opinion publique marocaine, elle ne devrait pas avoir lieu", a indiqué à l’AFP Abdelhamid Aouad, le président du groupe parlementaire de l’Istiqlal, membre de la coalition gouvernementale.









