Lamia Belloul nous parle de sa participation à la session estivale du 46ème Moussem culturel d’Assilah ainsi que du thème de sa peinture murale réalisée à cette occasion.
ALM : Comment avez-vous vécu cette nouvelle expérience de pentures murales à Assilah ?
Lamia Belloul : Je participe pour la deuxième fois au Moussem culturel assilah. Je considère que c’est une expérience enrichissante et qu’elle représente beaucoup pour moi. Car je ressens lorsque je rentre chez moi et après ma participation à l’atelier de peinture murale que je ramène beaucoup de nouveaux bagages avec moi. Ce moussem reste un lieu d’échange d’idées avec les artistes, mais aussi avec les riverains, avec qui nous sommes toujours en discussion sur notre peinture que nous réalisons dans leur quartier ou sur le mur de leur propre maison.
Pourriez-vous nous parler de votre peinture murale ?
J’ai choisi de travailler avec des techniques mixtes, dans la réalisation de ma fresque murale que j’ai intitulée «Une fenêtre ouverte sur un jardin, sous le ciel d’Assilah». J’ai fait une peinture à l’aquarelle, avec sa forme de transparence et une superposition de couleurs, en particulier printanières et lumineuses. J’ai essayé d’en sortir de la lumière et d’apporter de la joie sur les lieux. Je voulais redonner la vie au mur, qui porte ma peinture pendant toute une année.
La ville d’Assilah vous inspire-t-elle encore ?
Assilah m’inspire toujours. C’est une très belle ville, avec ses prestigieux paysages naturels et architecturaux et ses belles couleurs, qui lui permettent de garder sa place de cité des arts par excellence. Je suis très impressionnée, comme beaucoup de visiteurs d’Assilah, par la politesse et la gentillesse des habitants. J’étais très touchée par l’accueil que m’ont réservé les riverains et les enfants du quartier où j’ai réalisé ma peinture murale. Ils ont vécu avec moi toutes les étapes de la réalisation de cette peinture. Il y avait des touristes marocains, chinois, espagnols,…, qui s’arrêtaient pour la plupart d’entre eux pour me regarder travailler ou pour me questionner quelquefois sur certains points : comme le style ou les couleurs choisies pour mon travail.
Comment avez-vous pu développer votre passion pour l’art plastique et concilier votre profession de dermatologue et d’artiste ?
J’ai découvert mon amour pour l’art et je voulais le développer, bien avant mon inscription à la faculté de médecine. J’ai pratiqué de la poterie et un peu de sculpture pendant toutes mes études de médecine. Je me suis juste après mise à la peinture. En tant que scientifique et dermatologue, je suis toujours dans le domaine de la recherche, que je le pratique pour évoluer dans mon style et le développement de mon parcours artistique. Avec toutes ces années de recherches, je ressens que j’acquiert du savoir-faire de travailler avec professionnalisme comme dermatologue sur la peau, dermatologue sur la toile.
Pourriez-vous nous parler de vos projets d’exposition ?
Je suis invitée en décembre prochain au Salon de beaux-arts à Paris. Je viens de vivre une belle expérience à travers mes deux expositions en France, dont l’une au Salon Comparaisons dans le Grand Palais de Paris. J’ai exposé l’année précédente en duo avec Kantour Tibari à la galerie Artorium de la Fondation TGCC. Cette exposition est autour du thème «Arde wa Nabate» et avec un grand artiste que j’apprécie beaucoup. J’aime exposer en duo avec d’autres artistes et je trouve que c’est une expérience très enrichissante pour moi.










