Le ministre El Bouari s’est enquis des grandes lignes de ce projet incluant l’aménagement hydro-agricole associé au barrage Kaddoussa, avec un adducteur en conduite sous pression de 22,6 km et un réseau de conduite de distribution de 127 km.
Agriculture durable : À travers ce projet, l’État renforce la résilience des oasis d’Errachidia face aux défis climatiques. Il s’érige en effet comme étant un levier majeur pour une agriculture irriguée performante au service des oasis.
Un projet structurant de développement pour une agriculture irriguée performante, inclusive et résiliente face aux changements climatiques voit le jour dans la province d’Errachidia. Il a été procédé en date du 16 juillet par le lancement officiel de la mise en service du réseau d’irrigation associé au barrage Kaddoussa. Le coup d’envoi a été donné par Ahmed El Bouari, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Le ministre s’est ainsi enquis des grandes lignes de ce projet incluant l’aménagement hydro-agricole associé au barrage Kaddoussa, avec un adducteur en conduite sous pression de 22,6 km et un réseau de conduite de distribution de 127 km. «Lancé en 2018, ce projet structurant de développement de l’irrigation et d’adaptation de l’agriculture irriguée aux changements climatiques associé au barrage Kaddoussa marque une étape décisive pour la sécurité hydrique et le développement d’une agriculture irriguée performante, inclusive et résiliente face aux changements climatiques, conformément aux Hautes Orientations Royales et aux stratégies agricoles nationales Plan Maroc Vert et Génération Green», indique la tutelle dans un récent communiqué. Et de préciser : «Le projet a pour objectifs l’amélioration de la mobilisation des eaux de surface, la préservation et la rationalisation de l’utilisation des ressources en eau souterraines de la nappe phréatique de Meski-Boudenib qui a fait l’objet d’un contrat de gestion participative signé en 2023».
D’un investissement public de près de 1 milliard de dirhams, ce projet est financé avec le soutien de l’Agence française de développement (42 % dont 41 % en prêt et 1 % en subvention) et le Fonds Vert pour le climat (21 %) en plus du budget de l’État (37 %).
Il permettra, en effet, de valoriser un volume moyen de 30 millions de m³ d’eau par an mobilisé à partir du barrage Kaddoussa et de sécuriser l’irrigation sur une superficie de 5.000 hectares, incluant 825 hectares de palmeraies traditionnelles et 4.175 hectares d’extensions agricoles dans les terres collectives, équipées en irrigation localisée.
En plus des infrastructures d’irrigation, le projet a soutenu les mesures d’accompagnement des agriculteurs en matière de promotion des bonnes pratiques agricoles pour renforcer la résilience des systèmes agricoles oasiens et de développement socio-économique local à travers le financement de 139 projets au profit des jeunes, des coopératives et des associations locales, pour un montant de 30 millions de dirhams. Il est à souligner que le projet bénéficie directement à près de 16.600 habitants, dont les palmeraies traditionnelles de la commune de Oued Naam, 299 projets agricoles d’ayants droit des terres collectives et 37 projets de promoteurs privés. Il permettra de générer de nombreux emplois dans la chaîne de la mise en valeur du périmètre en plus de 3,6 millions de journées de travail déjà générées par les chantiers de travaux. Lors de sa visite dans la province d’Errachidia, le ministre a procédé au lancement de la mise en eau depuis le bassin de stockage et de régulation Laamchane, d’une capacité de 12.000 m³. De même, Ahmed Bouari a inauguré, au niveau de la palmeraie de Tazouguert, le seuil de dérivation pour la mobilisation des eaux des bassins intermédiaires et la recharge de la nappe, l’un des quatre seuils de dérivation (Tazougart, El Ghaba, Ouled Ali et Sahli) réalisés dans le cadre du projet.
Dans le cadre de la valorisation des terres collectives, le ministre a visité les exploitations agricoles des ayants droit raccordées au réseau d’irrigation via 77 prises d’eau collectives. Il a également été procédé au lancement de l’irrigation d’une palmeraie ayant bénéficié des travaux de réhabilitation au niveau de l’oasis traditionnelle Taous dans la commune de Oued Naam. On note que 7 oasis ont bénéficié de la réhabilitation de 43 km de séguias, 7,5 km de khettaras ainsi que la réalisation de 12 prises d’eau et la réalisation et équipement de 7 forages pour un coût total de 62,74 millions de dirhams. La visite de Ahmed El Bouari dans la province d’Errachidia s’est clôturée par le lancement de l’approvisionnement en eau dans une exploitation agricole d’un projet spécialisé dans la production et la valorisation des dattes.









