La chanteuse nous parle de sa participation, accompagnée de l’ensemble féminin Safae de la Hadra tétouania qu’elle dirige, à la cinquième édition de la semaine culturelle estivale qui vient de prendre fin à Tétouan, ainsi que de sa carrière artistique.
ALM : Que représente pour vous votre participation à cette cinquième édition, dont vous venez d’animer la cérémonie de clôture ?
Rabia El Madani : Ma participation à la semaine culturelle estivale dans sa cinquième édition représente beaucoup pour moi. Car je suis très impressionnée par l’évolution de cette semaine culturelle depuis sa création et son concept très particulier qui continue de le distinguer des autres événements de l’agenda culturel et artistique de la ville. Cette semaine réussit grâce à ses activités à découvrir l’aspect architectural et culturel de l’ancienne médina de Tétouan, classée, en 1997 au patrimoine mondial par l’Unesco. Elle a connu cette année une forte participation féminine, et ce en hommage à la femme créatrice dans les différentes disciplines. Je suis fière d’en faire partie avec tous les membres de notre groupe féminin.
Comment avez-vous trouvé le public tétouanais lors de votre concert ?
J’étais ravie et très enthousiasmée de monter sur scène avec tous les membres de notre groupe, pour nous produire devant le public tétouanais qui aime la musique. Il compte parmi les connaisseurs et amateurs de l’art de la Hadra. C’est pourquoi nous nous sommes bien préparés afin de pouvoir offrir une belle prestation à la hauteur de leurs attentes. J’étais encore plus ravie de me produire dans l’une des belles maisons traditionnelles, ayant appartenu dans le passé à la famille Benaboud et transformée ces derniers temps en musée dans l’ancienne médina.
Qu’avez-vous présenté comme chansons lors de cette soirée ?
J’étais consciente que notre concert allait attirer un grand nombre de Tétouanais et des visiteurs de la ville, assoiffés de la musique spirituelle. Nous avons voulu offrir une ambiance conviviale et musicale en harmonie aves les soirées traditionnelles et spirituelles de la Hadra dans notre région. Nous avons choisi de chanter quelques morceaux empruntés de notre patrimoine musical andalou. Nous avons voulu interpréter quelques chansons encore plus en vogue dans les soirées tétouanaises, comme «Ayla Moulati», «Ana Mafnia Bil Gharam» et «Manachi Aahwiya de feu Abdessadek» Chakara.
Comment est née votre passion pour l’art de la Hadra ?
J’ai découvert ma passion pour l’art de la Hadra quand j’étais encore petite. J’étais souvent choisie de participer à des occasions et des activités scolaires, dont les festivités de fin d’année. J’étais très heureuse d’être applaudie et encouragée par mes enseignants ainsi que les autres responsables et les élèves de l’école. C’est ainsi que j’ai vu avec le temps grandir ma passion pour cet art.
Quels sont les artistes qui vous ont le plus influencée ?
J’ai été influencée par de grandes femmes de l’art de la Hadra, comme Chrifa Assia Raïssouni. J’étais encouragée et appuyée à faire mes premiers pas par feu maître Abdeslem Hamri et le maître Abdellah Fillali et dont je me considère toujours l’une de ses disciples pour avancer dans mon parcours.










