Le choix de Dakhla par les patronats marocain et français pour abriter leur prochain forum économique n’a rien d’anodin.
Il s’inscrit dans le prolongement direct d’un tournant diplomatique majeur : la clarification historique de la position de l’État français exprimée en octobre 2024 par sa plus haute autorité, le président de la République. Cette prise de position, qui avait levé toute ambiguïté, a ouvert la voie à une série de signaux politiques forts. On se souvient des visites successives de parlementaires, de ministres, de diplomates et de hauts responsables institutionnels venus marquer, chacun à sa manière, cette reconnaissance claire et assumée.
Aujourd’hui, avec la décision de porter le débat économique et l’investissement privé au cœur même des provinces du Sud, la relation franchit un nouveau palier. Car la véritable reconnaissance, au-delà des discours et des symboles, se mesure dans les actes concrets : lorsqu’un grand groupe français décide de s’implanter à Dakhla, à Laâyoune ou ailleurs dans le Sahara, il le fait dans le cadre légal marocain, sous l’égide des règles d’investissement du Royaume, et avec une vision de long terme partagée. C’est là que la diplomatie trouve son prolongement naturel : dans la construction de projets communs, générateurs de richesses et d’emplois.
Le forum de Dakhla sera ainsi une occasion unique pour une partie du patronat français de constater de visu la marocanité évidente et naturelle des provinces du Sud. Mais il sera aussi, et surtout, une fenêtre ouverte sur un immense gisement d’opportunités. Car ces régions, longtemps perçues comme périphériques, sont aujourd’hui au cœur d’une stratégie nationale qui en fait un futur hub vers l’Afrique de l’Ouest et au-delà. Ports en eau profonde, zones industrielles, infrastructures de connectivité, énergies renouvelables : tout concourt à transformer ce territoire en carrefour régional incontournable.
Dakhla n’est pas seulement un symbole politique ou diplomatique. Elle devient le laboratoire d’une coopération économique exemplaire entre le Maroc et la France. Et dans cette équation, la reconnaissance prend une autre dimension : celle de la confiance, de l’investissement et du pari partagé sur l’avenir.










