Cet événement a réuni des représentants institutionnels, universitaires, professionnels de santé, associations de la société civile, familles ainsi que des partenaires et experts internationaux.
Journée de réflexion : Le Collectif marocain pour la promotion du droit à la santé des personnes en situation de handicap mental, avec l’appui du projet international Rosemary Collaboratory, a organisé le 30 septembre à Rabat une journée nationale de réflexion sur l’intégration du handicap mental dans les formations médicales et paramédicales.
La prise en charge des personnes en situation de handicap mental (PSHM) constitue un défi majeur de santé publique au Maroc. En dépit des efforts déployés ces dernières années, l’accessibilité aux services de santé reste limitée. En outre, la coordination entre professionnels et familles reste insuffisante, et les dispositifs de prise en charge restent éloignés des besoins spécifiques des personnes concernées. Ces difficultés compromettent la qualité des soins, l’égalité d’accès et l’autonomie sociale et médicale des PSHM. Dans ce contexte, le Collectif marocain pour la promotion du droit à la santé des PSHM, avec l’appui du projet international Rosemary Collaboratory, a organisé le mardi 30 septembre une journée nationale de réflexion sur l’intégration du handicap mental dans les formations médicales et paramédicales. Cet événement a réuni des représentants institutionnels, universitaires, professionnels de santé, associations de la société civile, familles ainsi que des partenaires et experts internationaux.
Les conclusions de la phase 1 du projet Rosemary Collaboratory, qui ont servi de point de départ à cette rencontre, révèlent que les futurs professionnels de santé au Maroc sont insuffisamment préparés à prendre en charge les personnes en situation de handicap mental. L’étude a notamment mis en lumière une intégration limitée du handicap mental dans les curricula, souvent réduit à quelques cours théoriques dans le cadre de la psychiatrie. L’étude a aussi révélé une quasi-absence de formation pratique adaptée, un manque de ressources pédagogiques et de méthodologies pour les enseignants ainsi qu’une insatisfaction récurrente des familles face à l’incompréhension et un manque de compétences relationnelles et communicationnelles des professionnels de santé.
Cette journée de réflexion vise à ouvrir un espace de dialogue interactif et participatif, autour de trois axes principaux. Le premier axe porte sur l’intégration du handicap mental dans les curricula médicaux et paramédicaux : état des lieux au Maroc, identification des lacunes et échange sur les modèles internationaux pouvant inspirer une réforme progressive. Le deuxième axe a trait au renforcement des compétences professionnelles et relationnelles : définir les savoir-faire et savoir-être indispensables pour améliorer la communication, la qualité de la prise en charge et le respect des droits des patients. Quant au troisième axe, il porte sur les partenariats et gouvernance intersectorielle : rôle des parties prenantes concernées, des institutions académiques, de la société civile et des familles dans la conception et l’évaluation de programmes adaptés. À travers cette initiative, le Collectif marocain pour la promotion du droit à la santé des PSHM et ses partenaires souhaitent poser les bases d’une réforme progressive et inclusive des formations médicales et paramédicales, condition indispensable pour améliorer durablement les parcours de soins des personnes en situation de handicap mental. Cette rencontre marque une étape importante dans la construction d’un système de santé plus équitable, plus compétent et plus respectueux des droits humains.










