Confiance mutuelle, potentiel des régions du Sud et ancrage africain du Maroc au menu du forum CGEM-MEDEF
Contours : De nouvelles perspectives de coopération économique entre le Maroc et la France se tracent à Dakhla. La Perle du Sud, qui abrite depuis jeudi le Forum économique Maroc-France , s’érige comme un carrefour où opérateurs et institutionnels de haut niveau explorent les opportunités qu’offrent les provinces du Sud en termes d’investissements.
Confiance mutuelle, potentiel des régions du Sud et ancrage africain du Maroc… Ce sont les trois leviers identifiés pour asseoir le nouveau partenariat économique entre le Maroc et la France. Les contours de cette nouvelle coopération ont été tracés lors de l’ouverture du Forum économique Maroc-France dont les travaux se déroulent à Dakhla. Un appel franc a été lancé, à l’occasion, par Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques invitant l’ensemble des opérateurs à « bâtir une alliance économique renouvelée, équilibrée et résolument tournée vers l’avenir ».
Ce forum de haut niveau, piloté par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), s’inscrit pleinement dans la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à faire des provinces du Sud un véritable hub de croissance économique et de coopération. L’occasion étant de promouvoir de nouvelles dynamiques de partenariat ainsi que de mettre en lumière le potentiel de secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, les énergies renouvelables, les infrastructures, la logistique, le tourisme et les services.
« Les provinces du Sud du Royaume sont appelées à devenir l’un des nouveaux pôles de croissance au cœur de la coopération maroco-française, avec un grand potentiel d’investissement dans des secteurs clés comme les énergies renouvelables, le tourisme, les infrastructures et l’industrie », a indiqué dans ce sens Karim Zidane, lors de son intervention au Forum. Et de préciser que « ces provinces constituent, par leur position stratégique, un trait d’union naturel entre l’Europe et l’Afrique ». M. Zidane a affirmé, à cet égard, qu’elles se trouvent au centre des grands flux maritimes internationaux et offrent un potentiel unique de connectivité régionale et continentale. Le ministre a insisté dans ce sens sur la vocation des provinces du Sud en tant que hub régional, à la faveur de projets structurants comme le port de Dakhla Atlantique. « Ce grand projet incarne l’ambition du Maroc, celle de doter ses régions du Sud d’infrastructures modernes, à même de favoriser les échanges commerciaux internationaux », a-t-il souligné. Et d’indiquer que : «Les régions du Sud seront demain un laboratoire de projets conjoints dans l’énergie, la logistique, la pêche durable, le tourisme et les infrastructures durables ».
La profondeur des liens unissant le Maroc à la France a été mise en exergue par Samira Sitail, ambassadeure du Maroc en France. La diplomate a mis en avant un partenariat fondé sur la confiance, la clarté et les résultats. « Cet évènement illustre la vitalité d’un partenariat d’exception fondé sur des valeurs partagées, une vision commune et des projets concrets au service d’un développement durable et inclusif », assure Mme Sitail. Et de préciser que « ce forum dépasse la symbolique d’être un véritable acte de reconnaissance et d’engagement, tenu dans une région emblématique du Sahara marocain », rappelant que le président français Emmanuel Macron avait reconnu que le « présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine ».
La diplomate a souligné, par ailleurs, la nécessité que les entreprises françaises viennent à Dakhla « en acteurs engagés d’une dynamique déjà bien réelle ». Et de rappeler que « la coopération franco-marocaine se construit sur le terrain, dans la durée, et avec des résultats mesurables ».
Pour Mme Sitail, Dakhla concentre aujourd’hui les grandes priorités du siècle, notamment la transition énergétique, la gestion durable de l’eau, les infrastructures portuaires et logistiques, la pêche responsable et le tourisme durable, ajoutant que ces projets traduisent l’ambition d’un Maroc tourné vers l’avenir et ouvert sur son continent. Cette dynamique est, en effet, illustrée par les grands projets en cours, notamment le port de Dakhla Atlantique, la voie express Tiznit-Dakhla, ainsi que les programmes de dessalement et d’énergies renouvelables. Des chantiers qui, selon Samira Sitail, traduisent l’ambition de bâtir un modèle de développement moderne, résilient et connecté à l’Afrique. Il est à noter que les relations économiques maroco-françaises se distinguent par leur exemplarité et ce à plusieurs échelles. Des performances notables sont enregistrées à ce niveau. En témoigne le flux des investissements français entrant au Maroc. Se référant aux indicateurs de l’année 2024, l’Hexagone représente près d’un tiers des investissements directs étrangers au Maroc. Pour sa part, le Maroc y est devenu un investisseur de premier plan, avec près des deux tiers des investissements marocains à l’étranger dirigés vers la France.









