Les signes se suivent, se ressemblent — et, surtout, ils ne trompent pas. Depuis l’annonce historique du président Donald Trump en décembre 2020 reconnaissant la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, une dynamique irréversible s’est enclenchée. Ce qui, pendant des décennies, relevait du débat diplomatique ou d’un jeu d’équilibre entre capitales s’est transformé en mouvement de fond, constant, cohérent et désormais mondial.
L’un après l’autre, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies tranchent clairement. Après les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, c’était au tour de la Fédération de Russie d’annoncer un tournant majeur en exprimant, il y a quelques jours, sa prédisposition à soutenir le plan d’autonomie marocain.
Quant à la Chine, en plus de n’avoir jamais reconnu le Polisario, son rapprochement économique avec le Maroc, de plus en plus dense, ne peut être que le signe annonciateur d’une clarification officielle qui ne saurait tarder.
En dehors du cercle restreint du Conseil de sécurité, les grandes puissances ont, elles aussi, basculé du côté de la légitimité. L’Espagne, l’Allemagne, les pays arabes et du Golfe, le Portugal et même l’Union européenne, à travers la révision récente de l’accord agricole, ont tous acté — explicitement ou implicitement — que les provinces du Sud sont pleinement intégrées au territoire du Royaume. Ce n’est plus une question de diplomatie, c’est une question de droit, d’économie et de souveraineté assumée.
À cette reconnaissance internationale s’ajoute celle, tout aussi forte, du continent africain : près d’une trentaine de pays ont déjà ouvert leurs consulats à Dakhla ou à Laâyoune.
À quelques jours du cinquantenaire de la Marche Verte, la symbolique est puissante. Cinquante ans plus tard, la marche continue, mais elle n’est plus celle des foules brandissant le Coran et le drapeau : c’est la marche du droit, de la diplomatie, du développement et de la reconnaissance internationale. Le Maroc n’est plus en train de convaincre: il est en train d’être reconnu, tout simplement.
Et si certains persistent à parler de conflit, l’Histoire, elle, a déjà tranché. Le Sahara marocain n’est plus un sujet de négociation, c’est un fait. Et les faits, comme toujours, finissent par s’imposer.










