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Une trajectoire économique ambitieuse se trace : Une croissance de 4,6% anticipée pour l’année budgétaire 2026

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L’exercice 2026 serait marqué par une croissance soutenue de la demande intérieure, tirée par le bon comportement de l’investissement et de la consommation des ménages.

Projections : Le projet de loi de Finances 2026 présente des prévisions optimistes, avec une croissance économique attendue à 4,6 %, soutenue par un rebond de l’activité agricole et une forte demande intérieure. Un cadre favorable qui repose sur des réformes structurelles et une gestion rigoureuse des finances publiques.

Les perspectives économiques pour l’année budgétaire 2026 s’avèrent prometteuses. L’année devrait confirmer l’orientation positive des secteurs à forte valeur ajoutée, le rétablissement des secteurs impactés par la crise sanitaire et l’atténuation des pressions sur les équilibres macroéconomiques. C’est ce que l’on peut retenir du rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de Finances 2026. Les anticipations faites portent en effet sur une production céréalière de 70 millions de quintaux et la poursuite des grands chantiers structurants. Ainsi, l’économie nationale devrait afficher une croissance de 4,6 % en 2026. Une prévision qui tient compte d’une hausse de 7,9 % de la valeur ajoutée agricole et une consolidation de 4 % des activités non agricoles. « Tenant compte d’une progression des impôts sur les produits nets des subventions de 5,9 %, le PIB non agricole devrait progresser au rythme de 4,3 % en 2026. La valeur ajoutée du secteur secondaire devrait s’accroître de 3,7 % contre 4,2 % pour le secteur tertiaire », relève-t-on dans ce sens. L’exercice 2026 serait par ailleurs marqué par une croissance soutenue de la demande intérieure, tirée par le bon comportement de l’investissement et de la consommation des ménages. A cet égard, la demande intérieure devrait s’accroître en volume de 3,7 %. Elle contribuerait dans ce sens de 2,2 points en 2026. « Cette composante est attribuable à une progression du revenu agricole des ménages en lien avec une récolte céréalière supérieure à l’année précédente. Elle serait soutenue également par la poursuite de l’accroissement du revenu brut disponible non agricole et des crédits bancaires, notamment ceux destinés à la consommation », peut-on lire dans le rapport économique et financier. La consommation finale des administrations publiques devrait, pour sa part, afficher une évolution de 6,9 % en 2026 en ligne avec l’évolution des dépenses de personnel et des autres biens et services. Sa contribution à la croissance se situerait à 1,3 point en 2026. S’agissant de la dynamique d’investissement, elle devrait rester soutenue en 2026, capitalisant ainsi sur les acquis réalisés à la faveur de la poursuite des grands chantiers et de l’amélioration de l’environnement des affaires. La formation brute du capital fixe afficherait ainsi un taux de 6,6 % et une contribution à la croissance de 1,8 point. « L’investissement productif devrait tirer profit, notamment, de l’orientation positive de l’investissement en biens d’équipement et en demi-produits, ainsi que des flux des crédits accordés à l’équipement », peut-on retenir à ce propos. Et de poursuivre : «Cette dynamique bénéficierait également de l’effort d’investissement, porté par les grands chantiers structurants et par les dépenses d’équipement du Budget général de l’État et par la forte progression des recettes des IDE ». Les anticipations portent également sur une amélioration de la contribution des échanges extérieurs à la croissance économique réelle pour se situer à -0,8 % en 2026. Se référant aux prévisions établies, les exportations des biens et services contribueraient pour 3,6 points, atténuées par une contribution négative des importations de -4,3 points. Notons qu’au prix courant, le produit intérieur brut devrait afficher une progression de 6,7 %. Le besoin de financement de l’économie nationale en pourcentage du PIB se situerait en 2026 autour de 2,6 % après 2,2 % en 2025 marquant ainsi une amélioration de 0,4 point.

Une dynamique soutenue jusqu’à 2028

Cette trajectoire favorable devrait se poursuivre à moyen terme, et ce en dépit d’un contexte international moins porteur. Ainsi, le rythme de croissance dépasserait sa tendance de long terme entre 2025 et 2028 pour s’établir à environ 4,4 % en moyenne annuelle. « En 2027 et 2028, la croissance économique serait de 4 %. Cette consolidation de l’activité économique reposerait principalement sur la progression des activités non agricoles, attendues à 4 % », relève-t-on dudit rapport. Et de préciser que «les activités secondaires afficheraient une croissance moyenne annuelle de 3,9 % sur la période. Les activités tertiaires, quant à elles, poursuivraient leur progression à un rythme soutenu de 4,1 % par an en moyenne ». Du côté du secteur agricole, sa valeur ajoutée croîtrait de 4 % en 2027 puis 4,5 % en 2028, sous l’hypothèse d’une production céréalière stable autour de 70 millions de quintaux. Une progression qui tient également compte du dynamisme des autres filières ainsi que des efforts de soutien déployés en faveur de ce secteur.

Vers une maîtrise renforcée du déficit budgétaire

Il est à préciser que le projet de loi de Finances 2026 s’inscrit dans un contexte marqué par la poursuite des réformes structurelles et la nécessité de renforcer la résilience de l’économie nationale tout en veillant sur une gestion rigoureuse des finances publiques. « La dynamique attendue de l’activité économique et des différentes composantes de la demande intérieure et extérieure pour 2026, conjuguée aux effets de la réforme fiscale aura un impact positif sur la mobilisation des recettes ordinaires qui devraient augmenter de 9,5 % en comparaison avec la loi de Finance 2025 », peut-on lire dudit rapport. Au titre du projet de loi de Finances 2026, le déficit budgétaire devrait atteindre 55,4 milliards DH, représentant 3 % du PIB, en baisse de 0,5 point du PIB, par rapport aux prévisions de la loi de Finances au titre de l’année 2025. Dans les détails, le projet de loi de Finances 2026 table sur des recettes ordinaires nettes de l’ordre de 432,8 milliards DH. Cette prévision ne tient pas compte de la part de la Taxe sur la valeur ajoutée versée aux collectivités territoriales. Les recettes fiscales, pour leur part, devraient s’établir à 366,5 milliards DH, représentant environ 20,1 % du PIB. Dans les détails, les recettes issues des impôts directs devraient atteindre 164,2 milliards DH en 2026, soit 9 % du PIB et 44,8 % du total des recettes fiscales. En parallèle, les recettes provenant des impôts indirects devraient s’élever à 159,7 milliards DH en 2026. Elles seraient tirées principalement par la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), dont les recettes sont estimées à 114,4 milliards DH. Les recettes provenant des droits de douane devraient atteindre, quant à elles, 18,5 milliards DH en 2026, soit 1 % du PIB. Leur contribution au total des recettes fiscales est estimée à 5,1 %. Les prévisions tablent également sur des recettes des droits d’enregistrement et de timbre de l’ordre de 24 milliards DH ainsi que des recettes non fiscales de 62,7 milliards DH. Ces dernières représenteraient 14,5 % du total des recettes ordinaires. Au niveau des dépenses publiques, une consolidation est attendue en vue de maintenir la dynamique d’investissement en faveur des réformes structurelles et la mise en œuvre des stratégies sectorielles. Les dépenses totales (y compris SEGMA et des Comptes spéciaux du Trésor) devraient ainsi s’établir, au titre de l’année 2026, à 488,2 milliards DH, soit 26,8 % du PIB. Pour leur part, les dépenses ordinaires devraient atteindre 379,4 milliards DH en 2026, soit 20,9 % du PIB.

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