Activités agricoles : Le redressement de la valeur ajoutée agricole tient compte des précipitations enregistrées au titre de la campagne agricole 2024-2025. Ces dernières ont permis l’amélioration du développement des autres cultures et le couvert végétal.
Le secteur primaire reprend des couleurs. Une embellie se confirme grâce à la reprise de l’activité agricole. Cette dernière affiche un net rebond au titre des six premiers mois de l’année. Le secteur fait preuve d’une grande résilience en dépit du contexte climatique difficile. Ce redressement s’illustre par une consolidation de la valeur ajoutée agricole. Selon les indicateurs de la récente note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), la valeur ajoutée du secteur de l’agriculture s’est établie à 4,6% au cours du premier semestre 2025 après un recul de 4,7% à la même période de l’année précédente.
« La production céréalière de la campagne agricole 2024-2025 a atteint 43 millions de quintaux, contre 31,2 millions un an auparavant », relève-t-on de la note de conjoncture de la DEPF. Il est à souligner que les précipitations enregistrées au titre de la campagne agricole 2024-2025 ont permis l’amélioration du développement des autres cultures et du couvert végétal. La campagne est également marquée par une augmentation de l’effectif global du cheptel. Le dernier recensement, mené du 26 juin au 11 août 2025 dans le cadre du programme national qui vise la reconstitution du cheptel national, fait état d’un effectif de plus de 32,8 millions de têtes. Concernant la campagne agricole 2025-2026, le premier baromètre conjoncturel disponible fait état d’un taux de remplissage des barrages nationaux ayant atteint 32%, le 14 octobre 2025 contre 29% le 15 octobre 2024.
La DEPF observe par ailleurs une amélioration des exportations du secteur de l’agriculture, sylviculture et chasse. Une croissance soutenue a été observée au cours des deux premiers mois du troisième trimestre de 2025. On relève une augmentation de 36,8%, après des hausses de 14,4% au deuxième trimestre et de 7,5% au premier trimestre de cette année.
La valeur de ces expéditions s’est ainsi renforcée de 12,4% à fin août 2025, au lieu d’une augmentation de 3,1% un an plus tôt, dépassant les 30,3 mmdh. Parallèlement à l’activité agricole, la pêche côtière et artisanale, autres composantes du secteur primaire, a vu sa dynamique ralentir au titre des neuf premiers mois de l’année. Selon les statistiques disponibles, le volume s’est rétracté de 13% après une augmentation de 2,4% une année plus tôt. Une évolution qui recouvre un recul de 9,3% enregistré au troisième trimestre, après des baisses de 11,8% et de 24,5% respectivement au cours du deuxième et du premier trimestres 2025. «Cette contraction, à fin septembre 2025, est essentiellement imputable au repli du volume des captures de poissons pélagiques qui représente 79,7% du total des débarquements et qui a baissé de 16,2 %, après une hausse de 4,4 % une année auparavant», lit-on dans la note de conjoncture.
Et de préciser que «des évolutions positives ont été enregistrées au niveau notamment des segments de poissons blancs (+10,9%), d’algues (+23,8%) et de coquillages». Pour ce qui est de la valeur marchande de ces débarquements, elle s’est contractée de 3,1% au terme des neuf premiers mois de 2025, après une amélioration de 7,6% un an auparavant et ce, suite au retrait de la valeur des captures de céphalopodes de 5%, de poissons pélagiques de 6,6% et des crustacés de 2,8%.










