Mieux communiquer, mieux vivre…
Savoir naviguer
L’ego, c’est cette voix intérieure qui veut être reconnue, valorisée, écoutée. Il se manifeste quand on cherche à prouver, à briller, à défendre son territoire ou son image.
J’ai décidé de vous écrire sur Mister ego…Il mérite bien qu’on lui accorde une de mes chroniques… Il adore qu’on l’adore…
Ce grand mystérieux… un silencieux, qui tire plus vite que son ombre…
Dans la vie professionnelle il est là aussi, et oui, ses interventions ne se limitent pas qu’à nos vies perso…
Bref, rentrons dans le vif du sujet… Et je vous dis que comme au boulot, il ne suffit plus d’avoir du talent, des compétences, une belle énergie et peut-être une tonne de diplômes.
Et non ! Encore faut-il savoir naviguer avec ce cher et si fort de caractère, ce compagnon invisible mais dont l’impact est lui bien visible, j’ai nommé : Mister ego.
Et pourtant, lui si souvent pointé du doigt, n’est pas forcément notre ennemi.
Et, oui !!
Il peut être une véritable force, à condition de savoir le mettre du bon côté, celui qui nous sert, pas celui qui nous enferme.
L’ego, c’est cette voix intérieure qui veut être reconnue, valorisée, écoutée. Il se manifeste quand on cherche à prouver, à briller, à défendre son territoire ou son image.
Dans un cadre professionnel, il se glisse dans nos échanges les plus anodins : une remarque reçue comme une critique, une proposition vécue comme une menace, une idée d’autrui perçue comme un affront à notre propre compétence… et j’en passe de situations où il va sortir sa tête, dresser ses plumes… mais pourquoi plumes ? Et bien, pour faire le paon… voilà !!! Je l’imagine ainsi!
Et c’est là que tout se joue !
Là, quand l’ego brouille les relations…
Combien de fois avons-nous vu un projet ralentir ou une belle collaboration se fissurer… non pas à cause d’un manque de moyens ou de vision, mais simplement à cause d’ego qui s’entrechoquent ????
Une idée d’innovation, un changement de méthode, une observation sur une erreur, et voilà qu’un collègue se ferme, qu’un manager se crispe, qu’un climat de tension s’installe.
Prenons un exemple concret : dans une équipe, un membre propose d’améliorer un process qui ne fonctionne plus très bien. Intention positive, constructive. Un autre collègue, responsable du process en question, se sent attaqué, pire menacé. Il entend dans cette proposition non pas une idée pour avancer, mais une remise en cause de son travail. Il se défend, argumente, parfois avec agressivité. Et tout à coup, la discussion rationnelle se transforme en duel d’ego.
Le fond du sujet, qui était l’amélioration du travail collectif, passe au second plan. La contre-productivité dans toute sa non splendeur !
Dans d’autres cas, l’ego se manifeste par le besoin d’avoir le dernier mot, d’être celui qui a raison, qui décide ou qui détient la vérité. Or, la collaboration suppose exactement l’inverse : l’ouverture, l’écoute, la remise en question. Et oui!!!
L’ego veut gagner ; l’équipe, elle, veut grandir. Et ces deux dynamiques ne vont pas toujours de pair.
Alors qu’il est totalement possible de gérer son ego, c’est même un grand signe de maturité professionnelle…
Reconnaître que son ego parle, c’est déjà un grand pas. Cela demande un vrai travail de conscience.
Car l’ego est subtil : il se déguise souvent en «amour-propre» ou en «conviction professionnelle».
Et dès que l’on se sent blessé, piqué, vexé… c’est souvent lui qui a pris les rênes.
Et donc, pour se faire, apprendre à se dire:
«Ce retour me dérange, mais il est peut-être juste.»
«Je n’avais pas vu les choses sous cet angle.»
«Ce n’est pas contre moi, c’est pour le bien du projet.»
… Voilà ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle en action. Et pour passer au niveau supérieur, apprendre à carrément le dire l’autre ou aux autres…
Gérer son ego ne signifie pas s’effacer ni tout accepter. Ah que non !
Cela veut dire savoir choisir ses batailles et rester centré sur le sens plutôt que sur la reconnaissance. Ce n’est pas une faiblesse, c’est une force tranquille.
Un collaborateur capable de recevoir un feedback sans se braquer, un manager capable d’admettre qu’il s’est trompé, un collègue capable d’écouter sans vouloir dominer la conversation, ce sont eux les vrais leaders silencieux. Ceux qui inspirent, rassemblent, apaisent…
Là Mister ego devient Mister moteur ego!!!
Car l’ego, bien placé, est un puissant moteur de progression. C’est lui qui nous pousse à relever les défis, à persévérer, à nous améliorer. Pour qu’il devienne un allié, il faut le domestiquer.
L’idée n’est pas de le supprimer, mais de le mettre au service du collectif et donc à notre service…
En transformant le besoin de reconnaissance en envie de contribuer. La peur d’avoir tort en curiosité d’apprendre. La volonté d’être vu en volonté de faire grandir les autres.
C’est là que l’ego devient une force d’équilibre et non un frein.
Tiens j’ai une petite idée !!
Peut-être qu’au lieu de le réprimander et le combattre, notre Mister ego, il faudrait apprendre à le remercier.
Le remercier de nous signaler nos insécurités.
Le remercier de nous rappeler où nous avons encore besoin de grandir.
Le remercier, tout simplement, de nous apprendre à mieux nous connaître dans nos interactions professionnelles.
Car le travail, ce n’est pas seulement produire. C’est aussi se transformer, au contact des autres. S’épanouir, s’améliorer…Travailler sur soi…
Et chaque échange, même tendu, nous donne une occasion de progresser intérieurement.
C’est du mieux communiquer et du mieux vivre… Et Mister ego aime communiquer lui…Alors communiquons avec lui pour mieux vivre…
Mieux vivre, dans un monde professionnel en constante évolution, où la collaboration et l’agilité sont reines, l’humilité n’est plus une option. C’est une compétence.
Savoir mettre son ego de côté ne signifie pas s’effacer, mais laisser la place à l’intelligence collective.
L’ego mal placé divise. L’ego maîtrisé élève.
Alors, la prochaine fois qu’une remarque nous pique, que notre idée n’est pas retenue, ou que quelqu’un brille à notre place… respirons.
Et souvenons-nous : le vrai pouvoir, ce n’est pas d’avoir raison, c’est de rester en paix.
Alors, on commence ensemble, 1 2 3 :
Merci cher Mister ego…









