Collection
Cette figure de proue de l’art numérique contemporaine invite, à travers cette exposition qui se poursuit jusqu’au 5 février 2026, les Tangérois et les visiteurs de la ville à une méditation visuelle sur notre lien au monde et sur la manière dont les récits du passé continuent d’influencer nos identités contemporaines.
L’artiste espagnol Miguel Ripoll marque la rentrée culturelle par une exposition de ses œuvres, dont le vernissage vient de se dérouler, mardi 4 novembre, à Dar Niaba, musée des artistes voyageurs à Tanger. C’est une collection de collages numériques post-figuratifs élaborés manuellement sur du papier grand format dessiné à la main, assistés par l’intelligence artificielle et inspirés par les voyages d’Ibn Batouta. Ainsi, Miguel Ripoll invite le public à une méditation visuelle sur notre lien au monde et sur la manière dont les récits du passé continuent d’influencer nos identités contemporaines. Il s’agit «d’un travail mêlant technologie de l’intelligence artificielle et dessin à la main, le tout inspiré des travaux des voyages d’Ibn Batouta et de ceux que j’ai fais moi-même», a dit cette figure de proue de l’art numérique contemporain, faisant remarquer que ces travaux réalisés à partir d’images, de textes et de données numériques lui ont permis d’explorer les thèmes de «l’identité, de la diversité et de la mémoire partagée».
Cette nouvelle exposition se poursuit jusqu’au 5 février 2026, à l’initiative de la Fondation nationale des musées, de la Fondation de la culture islamique et de l’ambassade d’Espagne au Maroc, sous le thème «Un étranger dans votre propre maison». Elle parle de l’histoire partagée entre l’Espagne et les cultures islamiques qui enrichit davantage le dialogue. S’inspirant de l’héritage partagé entre le Maroc et son pays d’origine, Miguel Ripoll revisite «les récits historiques de la rencontre des cultures. L’artiste interroge la manière dont, depuis des siècles, le regard porté sur l’autre oscille entre fascination, exotisme et méconnaissance. Il questionne également les représentations héritées du romantisme et de l’orientalisme et les réinscrit dans un contexte contemporain marqué par la migration, le déplacement et l’échange interculturel», selon les organisateurs.
Par ailleurs, cette exposition constitue une occasion pour enrichir la rentrée culturelle de Dar Niaba, tout en permettant au public de découvrir l’aspect architectural et diplomatique de cet espace (ancien bâtiment diplomatique), qui trône parmi plusieurs monuments tels que la synagogue Assayag, l’Eglise J. Serrano et le Musée du judaïsme Bait Yahuda. «Pour le musée Dar Niaba, dédié aux artistes voyageurs et à l’histoire diplomatique, cette exposition représente une belle occasion de renforcer les liens entre le patrimoine, la création contemporaine et l’innovation de la technologie», a fait savoir Houda Moukadiri, conservatrice du musée Dar Niaba.
Spécialisé del’art numérique contemporain, Miguel Ripoll a réussi à travers cette nouvelle série d’œuvres à explorer la nature changeante de la perspective culturelle, utilisant l’imagerie algorithmique et les médias numériques pour examiner comment construire et interpréter l’étrangeté. Tout comme Ibn Batouta enregistrait ses impressions, ces œuvres d’art recadrent l’acte d’observation lui-même, questionnant ce qui est exotique et comment se créent les narratifs culturels.









