Culture

Le film est une réflexion subtile sur la condition féminine: Tallinn Black Nights Film Festival: «Mira» de Nour-Eddine Lakhmari en lice

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Compétition
Le film marocain «Mira», réalisé par Nour-Eddine Lakhmari, est sélectionné dans la compétition officielle du «Festival international du film Black Nights de Tallinn (PÖFF)», l’un des importants festivals de catégorie «A» accrédités par la «FIAPF», aux côtés de Cannes, Venise et Berlin.

Cette sélection prestigieuse confirme encore une fois la vitalité du cinéma marocain et son ancrage croissant sur la scène internationale. Elle consacre également le parcours d’un cinéaste dont l’univers singulier ne cesse d’interroger la liberté, la société et l’identité. Dans «Mira», Lakhmari raconte l’histoire d’une jeune fille de 13 ans, orpheline et élevée dans un village reculé du Moyen Atlas. Confrontée à des traditions rigides qui l’étouffent, Mira rêve d’émancipation. Entre la bienveillance de sa grand-mère Zineb et le soutien de son enseignante Lamiae, femme éclairée et progressiste, elle trouve son refuge dans la nature, le seul espace où elle peut respirer, imaginer et s’évader.

À travers ce long métrage, le réalisateur signe une réflexion subtile sur la condition féminine et la quête de liberté dans une société profondément marquée par le conservatisme: «Comment refuser de se plier aux règles d’un village où tout semble figé ?», s’interroge Lakhmari, qui fait du personnage de Mira une métaphore du désir de libération et du passage vers la lumière. La forêt, les oiseaux, le vent tout y devient symbole de délivrance. Après son dernier film « Burn Out » (2018), « Mira » marque le grand retour de Nour-Eddine Lakhmari au cinéma. Fidèle à son approche esthétique et sensorielle, il poursuit ici son exploration des identités et des luttes intérieures, tout en insufflant une dimension universelle à son œuvre. Le film se veut un hymne à la liberté, à l’espérance et à la transformation humaine.