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Recettes du Trésor : 340 milliards de dirhams générés à fin octobre

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Parmi les facteurs ayant contribué à la consolidation des recettes ordinaires brutes, la hausse de 14,5 % de la Taxe intérieure de consommation (TIC) sur les tabacs manufacturés et de 14,2 % des autres TIC.

Finances publiques : Les recettes ordinaires brutes du Trésor affichent une solide progression à fin octobre 2025. Une croissance qui résulte notamment de l’augmentation des recettes douanières, de la fiscalité domestique et des taxes sur les produits énergétiques et le tabac, et malgré la poursuite de l’aggravation du déficit budgétaire.

Les recettes ordinaires brutes du Trésor affichent une croissance à deux chiffres au titre des dix premiers mois de l’année. Selon les dernières statistiques rendues publiques par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), ces ressources se sont consolidées de 47,9 milliards de dirhams, soit une évolution de 16,4 %. Elles se sont établies à fin octobre autour de 340 milliards de dirhams contre 292,1 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Une augmentation qui provient entre autres de la hausse des recettes douanières nettes de 9,5 %, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 84 millions de dirhams à fin octobre 2025 contre 99 millions de dirhams un an auparavant. On relève dans ce sens une hausse de 4,9 % des droits de douane, de 8,3 % de la TVA à l’importation et de 17,5 % de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques, et ce compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 52 MDH à fin octobre 2025 contre 53 MDH un an auparavant. Parmi les facteurs ayant contribué à la consolidation des recettes ordinaires brutes on cite la hausse de 14,5 % de la Taxe intérieure de consommation (TIC) sur les tabacs manufacturés et de 14,2 % des autres TIC.

A cela s’ajoute l’accroissement de 19,9 % des recettes nettes de la fiscalité domestique compte tenu des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux supportés par le budget général. Ces dernières ont été de 16,35 milliards de dirhams à fin octobre 2025 contre 13,71 milliards de dirhams un an auparavant. Les recettes ordinaires ont également été alimentées par une contribution positive de l’impôt sur la société (IS). Les recettes afférentes ont progressé de 29,7 %, compte tenu de restitutions qui ont été de 3,34 milliards contre 2,13 milliards de dirhams un an auparavant. «A fin décembre 2024, les demandes de restitution de l’IS ont été de 3,5 milliards de dirhams », rappelle la TGR. Pour ce qui est de l’impôt sur le revenu (IR), les recettes générées à ce niveau se sont redressées de 15,8 %, compte tenu de restitutions qui ont été de 375 millions de dirhams au titre des dix premiers mois de l’année contre 302 millions de dirhams un an auparavant. « Les recettes de l’IR sur profits immobiliers ont connu une hausse de 22,3 % par rapport à leur niveau à fin octobre 2024. Elles comprennent un montant de 3,8 milliards de dirhams provenant de l’opération de régularisation volontaire de la situation fiscale du contribuable instituée par la loi de Finances pour l’année 2024», explique la TGR dans sa publication. Et de préciser que «les recettes de l’IR prélevé par la Direction des dépenses de personnel (DDP) relevant de la Trésorerie Générale du Royaume ont enregistré une augmentation de 1,5 % ».

On note par ailleurs une hausse de 12,2 % de la TVA à l’intérieur suite aux remboursements supportés par le budget général qui ont été de 12,40 milliards de dirhams contre 11,08 milliards de dirhams à fin octobre 2024, sachant que les arriérés de remboursement de TVA ont été de 32,8 milliards de dirhams à fin décembre 2024. « A fin octobre 2025, les remboursements de TVA à l’intérieur, y compris la part supportée par les collectivités territoriales, ont été de 18,23 milliards de dirhams contre 15,84 milliards de dirhams un an auparavant», peut-on relever de la TGR. En ce qui concerne les droits d’enregistrement et de timbre, ils ressortent à 19,42 milliards de dirhams aux dix premiers mois de l’année contre 17,52 milliards de dirhams une année plus tôt marquant ainsi une hausse de 10,9%, soit un additionnel de 1,9 milliard de dirhams en glissement annuel. Les majorations de retard ont, pour leur part, augmenté de 17,1 %. Une progression qui résulte de recettes brutes de 2,75 milliards de dirhams à fin octobre contre 2,33 milliards de dirhams à fin octobre 2024 et de dégrèvements de 237 millions de dirhams contre 186 millions de dirhams.

De même, les recettes non fiscales ont augmenté de 16,2 % en raison notamment de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général. Elles sont ainsi passées de 18,72 milliards de dirhams contre 12,84 milliards de dirhams. Les recettes de monopoles se sont établies à 16,08 milliards de dirhams contre 13,58 milliards de dirhams. Les fonds de concours sont passés en une année de 765 millions de dirhams à 2,42 milliards de dirhams à fin octobre.

La TGR note par ailleurs l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’État, qui ont été de 1,7 milliard de dirhams un an auparavant et à la baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette étant revenu à 3,32 milliards de dirhams contre 4,57 milliards de dirhams. Il est à souligner que le déficit budgétaire au titre des dix premiers mois de l’année poursuit son aggravation s’établissant à 55,5 milliards de dirhams contre 40,5 milliards de dirhams.
Une accentuation qui tient compte d’un solde positif de 11,1 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA).

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