Culture

Elle explore la beauté de vivre entre plusieurs mondes: «L’Ghorba», exposition de Soulaimane Ali à Rabat

© D.R

Photographie 
La galerie Tatmim basée à Rabat abrite jusqu’au 7 décembre l’exposition « L’Ghorba» du photographe belgo-marocain Soulaimane Ali.

À travers cette exposition, l’artiste explore la beauté de vivre entre plusieurs mondes, entre ici et là-bas, entre les racines et le présent. Ses images interrogent la place que l’on occupe dans l’espace public, les visages de l’exil et la manière dont les identités se construisent entre deux rives. «L’Ghorba» réunit quatre séries : « LBNAAT», «Lkoura li 3tat sawtha», « Moroccan Men in Black» et «Mgharbas in the City».

Pour Tatmin, «L’Ghorba» marque la première exposition photographique depuis la nouvelle direction artistique du lieu. « Elle s’inscrit dans une dynamique nouvelle : soutenir la jeune création photographique au Maroc et offrir aux artistes émergents des espaces d’exposition, de rencontre et d’échange avec le public. Ce projet préfigure le futur programme d’appels à candidatures que Tatmin mettra en place dès 2026 pour accompagner les jeunes photographes marocains soutenu par le programme «MAWJAAT» : Tiers-Lieux pour les transitions culturelles en Méditerranée mis en oeuvre par la Friche la Belle de Mai (Marseille), avec le soutien de l’ambassade de France au Maroc », explique la galerie. Nourri dès l’enfance par des étés passés au nord du Maroc avec sa famille, Soulaimane Ali a d’abord découvert le pays par le prisme des vacances et des liens affectifs. En grandissant, l’envie de s’investir et de dénouer certaines idées reçues sur le Maroc s’est affirmée ; adulte, il y revient dans deux cadres complémentaires : un échange universitaire entre la Vrije Universiteit Brussel (VUB)(Université flamande située à Bruxelles) et l’Université Internationale de Rabat (UIR) et un stage à l’ambassade de Belgique au Maroc.

Ces expériences académiques et professionnelles lui ont permis de redécouvrir le pays avec un regard d’étudiant puis de jeune professionnel, de parcourir le territoire, de tisser des liens avec une jeune scène culturelle et des acteurs de la coopération internationale. Aujourd’hui, alors qu’il termine ses études de droit à la VUB, Soulaimane envisage, peut-être, de poursuivre son parcours au Maroc.

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