Recommandations
Cette rencontre – qui s’inscrivait dans le cadre d’une série de rendez-vous thématiques ou autour de sujets prioritaires, dédiés aux opérateurs économiques de la région – a connu l’émission d’une série de recommandations visant à promouvoir et à protéger la santé mentale et le bien-être psychosocial au sein des entreprises.
Aujourd’hui, la santé mentale ne doit plus être considérée comme un sujet secondaire, mais une priorité et un pilier de gouvernance. C’est du moins ce qui ressort d’une rencontre organisée à Tanger, mercredi 19 novembre, sous le thème «La santé mentale en entreprise». Initiée par la CGEM de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une série de rendez-vous thématiques ou autour de sujets prioritaires, dédiés aux opérateurs économiques de la région du Nord. Pendant longtemps, «nous avons su anticiper les risques financiers, opérationnels et technologiques, mais nous avons sous-estimé le risque psychologique.
Stress extrême, surcharge mentale, perte de sens, tensions invisibles,…, tous ces éléments fragilisent l’individu, déstabilisent l’organisation et ralentissent la performance», a affirmé Omar El Kadaoui, président de la CGEM de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Dans un environnement qui évolue à grande vitesse, selon l’intervenant, la véritable résilience ne repose ni sur la technologie ni sur les ressources financières, mais sur l’humain. «Ce sont les collaborateurs qui créent la valeur. Ce sont eux qui innovent, résolvent, transforment et conduisent l’organisation vers la réussite», a fait savoir M. El Kadaoui.
Ainsi, il a été mentionné, lors de cette rencontre, l’exemple des économies avancées, où la compétitivité d’une entreprise doit reposer sur la solidité de son climat humain. En tant que dirigeants et chefs d’entreprises, «nous avons une responsabilité nouvelle : celle de créer des environnements psychologiquement sûrs, respectueux et porteurs de sens», a expliqué M. El Kadaoui, faisant remarquer qu’un «leadership mature sait que la confiance est un capital, la dignité humaine est non négociable, l’écoute est un levier de performance et la reconnaissance est un moteur d’engagement». En tant qu’initiatrice de cette rencontre, la CGEM de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a été à l’origine d’une série de recommandations visant à promouvoir et à protéger la santé mentale et le bien-être psychosocial au sein des entreprises.
Parmi lesquelles, la formation des managers à la détection et à la prévention des risques psychosociaux. La CGEM-Nord prône d’intégrer des indicateurs de bien-être dans les baromètres RH et de mettre en place des espaces d’écoute et de soutien des collaborateurs. Elle encourage l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle ainsi que l’installation d’une culture de reconnaissance, de respect et de valorisation au sein de l’entreprise. Il s’agit également de favoriser l’innovation interne dans les initiatives de bien-être et d’accélérer la réflexion nationale sur un cadre législatif dans ce domaine. D’ailleurs, «un pays moderne ne peut avancer avec un vide réglementaire dans un domaine aussi crucial», a-t-on conclu.










