Sommet : L’événement, qui s’est tenu à Rabat, a réuni experts, dirigeants d’organisations non lucratives et acteurs économiques.
Réinventer le financement du secteur non-profit et renforcer la collaboration entre l’Afrique et le monde arabe. Tels sont les objectifs de la première édition du Sommet arabo-africain sur le financement non-profit qui s’est tenue jeudi dernier à Rabat. L’événement a rassemblé experts, dirigeants d’organisations non lucratives et acteurs économiques. La participation active des étudiants de l’INSEA / membres EPIK Leaders a également été déterminante, contribuant à l’organisation et au bon déroulement du sommet. Dans ce sens, Nizar Chaari, fondateur d’EPIK Leaders, a indiqué : «Le véritable défi pour le financement non-profit dans notre région est d’inventer des modèles durables qui n’existaient pas encore.
Ce sommet ouvre la voie à des mécanismes innovants, numériques et collaboratifs, capables de mobiliser non seulement les ressources financières, mais aussi l’expertise et l’énergie des acteurs locaux à travers l’Afrique et le monde arabe». Pour sa part Ziad El Idrissi, président du Club EPIK Leaders INSEA, a précisé: «Nous sommes fiers d’accueillir la première édition de ce sommet au sein de l’INSEA. Pour cet événement nous avons réuni des panélistes de grande qualité afin de favoriser des échanges concrets.
L’occasion de partager des idées, d’inspirer l’action et de renforcer les collaborations entre acteurs engagés». Comme le soulignent les organisateurs de cet événement, si des mécanismes comme la RSE, le crowdfunding ou la finance islamique existent depuis plusieurs années, le sommet a mis en évidence que leur portée reste limitée. «Pour accélérer l’impact social et répondre aux enjeux contemporains, il est désormais nécessaire d’explorer de nouvelles formes de financement, hybrides et innovantes, qui dépassent le cadre traditionnel des dons et subventions», rapporte la même source. Lors de cette conférence une feuille de route pour un financement innovant et durable a été mise en place.
À l’issue des échanges, plusieurs pistes concrètes ont été identifiées comme celle de mobiliser des investisseurs privés pour financer des projets non-profit avec un retour mesurable sur l’impact social, transférable au financement futur, structurer et digitaliser ces mécanismes traditionnels pour augmenter leur transparence et leur efficacité, tout en finançant des initiatives locales à fort impact, créer des pools de financement réunissant États, entreprises et investisseurs régionaux pour soutenir des projets sociaux et environnementaux concrets, renforcer la collaboration entre entreprises, institutions financières, ONG et gouvernements pour créer des pools de financement régionaux, ciblant des projets à forte valeur sociale et environnementale ou encore former les organisations non-profit à la gestion financière, à la gouvernance et au reporting d’impact pour maximiser l’efficacité des ressources.










