«L’adoption de la résolution onusienne constitue un tournant historique dans le processus de consolidation de l’intégrité territoriale du Royaume».
Les magouilles algériennes se sont révélées vaines dans les couloirs du siège de l’ONU à New York. En effet, le Secrétariat des Nations Unies vient de publier le texte officiel de la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité relative à la question du Sahara marocain, désavouant la tentative de l’Algérie de travestir cette résolution et confirmant clairement sa responsabilité en tant que partie prenante. Ce retard inédit de la publication de cette résolution est dû à l’Algérie qui s’est opposée à la traduction en arabe des termes «les parties», tels qu’ils figuraient dans le document mis en bleu par le porte-plume américain, en demandant au Secrétariat de les remplacer par les «deux parties». Les démarches incessantes et intrusives de l’Algérie dans le travail du Secrétariat du Conseil de sécurité ont provoqué un retard de 24 jours dans la publication de la résolution, suscitant ainsi critiques et réprobations de la part des membres du Conseil, et spéculations et interrogations de la presse et du grand public, désireux de lire la version officielle de la résolution. La manœuvre algérienne ne visait rien d’autre qu’à dévoyer la résolution dans une vaine tentative de se soustraire à sa responsabilité directe dans la création et la poursuite de ce différend régional, en insistant auprès du Secrétariat de l’ONU à singulariser le Maroc et le proxy «polisario» dans les négociations à venir. Après plus de trois semaines de sa prise en otage par l’Algérie, le Conseil de sécurité a dit le droit, en assurant la publication de la résolution, dans les six langues officielles, avec la référence «les parties» et non pas «les deux parties», consacrant les quatre parties prenantes au processus politique, avec bien évidemment l’Algérie en tant que partie première dans ce conflit régional. Cette transparence apportée par la publication de la résolution 2797 met un terme définitif aux tentatives algériennes d’altérer le cadre fixé par le Conseil de sécurité pour le processus politique. Elle dissipe les artifices linguistiques destinés à en manipuler le format et les paramètres. Le texte officiel publié sur le site de l’ONU confirme, sans équivoque, que l’Algérie demeure une partie principale dans ce différend régional et qu’aucune manœuvre, ni même de traduction, ne saurait masquer cette réalité consacrée par le Conseil de sécurité.
Tournant historique
Ces développements arrivent alors que la dernière résolution onusienne au sujet du Sahara marocain ne cesse de séduire partout. La présidente du conseil de la région Guelmim-Oued Noun, Mbarka Bouaida, a affirmé, lundi dernier à Rabat, que l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2797, confirmant la souveraineté du Maroc sur son Sahara, marque un «tournant historique». S’exprimant lors du 149ème Carrefour diplomatique, organisé au siège de la Fondation diplomatique en présence d’ambassadeurs et de représentants d’environ 40 pays et organisations internationales, Mme Bouaida a mis l’accent sur l’importance de la décision onusienne qui consacre le Plan d’autonomie comme unique option réaliste et applicable pour mettre fin au différend artificiel autour du Sahara marocain. Mme Bouaida, également présidente de l’Association des régions du Maroc, a souligné que l’adoption de la résolution onusienne constitue un tournant historique dans le processus de consolidation de l’intégrité territoriale du Royaume, ajoutant qu’elle est le fruit des efforts diplomatiques inlassables du Maroc sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Ce tournant, a-t-elle expliqué, consacre le soutien croissant au Plan d’autonomie présenté par le Maroc en tant que solution unique, réaliste et applicable pour mettre fin à ce différend régional artificiel, de même qu’il renforce la place distinguée du Royaume en tant que puissance régionale et internationale et acteur stratégique pour la stabilité de la région. La présidente du conseil de la région Guelmim-Oued Noun a également fait remarquer que les provinces du Sud sont devenues un modèle de développement aux niveaux continental et international grâce aux réalisations accomplies au cours des cinquante dernières années. Elle a salué, à cette occasion, les résultats tangibles du Modèle de développement des provinces du Sud, lancé par SM le Roi en 2015, qui a fait des trois régions du Sud un pôle de développement majeur reliant le Maroc à sa profondeur africaine et un apport qualitatif à la croissance économique et au bien-être social des populations de ces régions. A cet égard, elle a évoqué les grands chantiers structurants menés dans les régions du Sud, notamment le port atlantique de Dakhla, le nouveau port Phosboucraâ à Laâyoune et les grands réseaux routiers à l’instar de la voie express Tiznit-Dakhla. Mme Bouaida a également cité les projets d’énergies renouvelables et d’hydrogène vert, les grands projets de dessalement de l’eau de mer, l’Initiative Atlantique, le projet du gazoduc Afrique-Atlantique ainsi que d’importants investissements, notamment dans les infrastructures, l’économie bleue et la recherche scientifique. Dans le même sillage, la présidente de l’Association des régions du Maroc a mis en exergue le rôle central de la région en tant qu’espace vital et source essentielle pour réaliser un développement intégré. Pour sa part, le président de la Fondation diplomatique, Abdelati Habek, a relevé que les provinces du Sud constituent aujourd’hui un espace générateur d’opportunités et un pôle avancé d’investissement et de croissance, grâce au Modèle de développement des provinces du Sud. Ce Modèle, a-t-il ajouté, incarne une vision prospective ayant fait de la région un hub continental prometteur et un pont vers la profondeur africaine et atlantique.
Plan d’autonomie
Vision intégrée, actualisée et détaillée. Sur Ordre de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, une réunion présidée par les conseillers de Sa Majesté le Roi, Taib Fassi Fihri, Omar Azziman et Fouad Ali El Himma, a eu lieu lundi 10 novembre 2025 au Cabinet Royal, avec les chefs des partis nationaux représentés dans les deux Chambres du Parlement, en présence du ministre de l’intérieur et du ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. Cette réunion a été consacrée, conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi, à l’actualisation et à la formulation détaillée de l’Initiative d’autonomie, dans le cadre de la souveraineté marocaine, en exécution de la décision Royale contenue dans le discours adressé par le Souverain à Son peuple fidèle, le 31 octobre dernier, suite à l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Cette réunion s’inscrit dans le cadre de l’engagement constant de Sa Majesté le Roi, que Dieu Le glorifie, pour la mise en œuvre de l’approche participative et de concertation élargie, chaque fois qu’il s’agit des grandes causes du pays. À cet égard, les conseillers de Sa Majesté le Roi ont informé les chefs des partis politiques présents de la volonté du Souverain de les consulter sur cette question cruciale qui concerne tous les Marocains, tout en les invitant à soumettre des visions et propositions de leurs organisations au sujet de l’actualisation et de la formulation détaillée de l’Initiative d’autonomie. Lors de cette rencontre, les chefs des partis politiques se sont félicités des développements positifs que connaît la question du Sahara marocain et ont exprimé leur fierté de la décision Royale d’associer les instances politiques nationales, les différentes institutions et forces vives de la nation à l’élaboration d’une vision intégrée, actualisée et détaillée de l’Initiative d’autonomie au Sahara marocain, dans le cadre de la souveraineté marocaine, à même de garantir le retour de nos frères des camps de Tindouf, de retrouver les leurs, construire leur avenir et de contribuer à la gestion de leurs affaires locales, dans le giron du Maroc uni, comme l’a souligné SM le Roi dans Son récent discours.









