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Africa Investment Forum 2025 se poursuit jusqu’au 28 novembre : Les «key players» de la finance africaine mobilisés à Rabat

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Cet événement ambitionne de consolider les dynamiques de transformation économique engagées en Afrique.

Investissements : L’Afrique est en quête de financements transformateurs. Pour y parvenir, la Banque africaine de développement a réuni, à Rabat, les acteurs majeurs de la finance africaine lors de l’Africa Investment Day. Ce Forum vise à accélérer la concrétisation de projets structurants et à renforcer les partenariats destinés à soutenir la transformation économique du continent. Décideurs de haut niveau, dirigeants d’institutions financières internationales, investisseurs de premier plan, acteurs publics et privés impliqués dans le développement africain ont répondu présent. Au programme : l’examen des opportunités d’investissement prioritaires, des mécanismes innovants de financement et des instruments mis en place par la BAD pour stimuler une croissance durable et inclusive.

La Banque africaine de développement (BAD) organise, du 26 au 28 novembre à Rabat, l’édition 2025 de l’Africa Investment Forum (AIF), plateforme majeure dédiée à la mobilisation de capitaux et à l’accélération de projets structurants à l’échelle du continent. Conçu comme un espace de convergence entre décideurs publics, institutions financières internationales et investisseurs de premier plan, cet événement ambitionne de consolider les dynamiques de transformation économique engagées en Afrique. Cette année, la thématique centrale porte sur: «Combler l’écart : Mobiliser le capital privé pour libérer tout le potentiel de l’Afrique ». Celle-ci, comme l’a expliqué Dr. Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de développement, à l’ouverture de cette rencontre africaine, « fait écho à l’urgence d’une mobilisation massive des ressources ou des financements du développement de notre continent». Et d’argumenter: «Si l’Afrique regorge d’opportunités d’investissements, un déficit de financement persistant continue à entraver la réalisation de notre ambition commune. Pour cela, nos institutions financières, nos fonds de garanties, nos fonds souverains, nos fonds de pensions, nos assurances et nos bourses gagneraient à mieux travailler ensemble et développer des synergies». Le président de la BAD a indiqué par ailleurs que le continent connaît « une croissance démographique remarquable » qui représentera d’ici 2050 le quart de l’humanité.

«Il est estimé que la force de travail de notre continent en 2050 sera supérieure à celle de la Chine et de l’Inde réunies. Nous devons transformer cette démographie en force économique », ajoute-t-il appelant à investir à grande échelle dans des infrastructures résilientes et créer les conditions nécessaires pour la transformation des matières premières du continent sur le sol africain. Pour sa part, Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances, a souligné que le monde devra mobiliser 4.000 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour atteindre les Objectifs de développement durable. Pour l’Afrique seule, le besoin annuel est estimé à environ 1.300 milliards de dollars. « Face à cette exigence colossale, le financement public, essentiel mais limité, ne suffit plus. Il est devenu indispensable d’élargir la base des investisseurs, d’attirer les capitaux privés et d’innover dans les mécanismes de mobilisation financière. Le secteur privé doit occuper une place centrale : sa capacité à investir, à innover, à industrialiser, à créer de la valeur et à atténuer les risques systémiques est essentielle pour accompagner les grandes transitions de l’Afrique énergétique, numérique, industrielle, agricole et logistique», estime la ministre. Dans ce contexte, le Maroc a fait du développement du secteur privé «l’un des piliers stratégiques de son modèle de développement», affirme Mme Fettah notant que plusieurs réformes structurelles reflètent cette orientation. Elle cite, à ce propos, la nouvelle Charte de l’investissement, visant à maximiser l’impact de l’investissement privé en favorisant l’emploi, l’équité territoriale, les secteurs clés et le développement durable, les mécanismes de soutien « sans précédent pour les micro, petites et moyennes entreprises, incluant des incitations ciblées, une assistance technique renforcée et un parcours investisseur simplifié». La ministre a également fait référence à la «feuille de route pour la transformation du climat des affaires, qui a permis des avancées majeures en matière de digitalisation, de simplification et de création d’entreprises». Elle a aussi évoqué le recours accru «aux partenariats public-privé (PPP), moteur essentiel pour accélérer les grands projets structurants » ainsi que l’opérationnalisation du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, «véritable catalyseur du financement privé, à travers des fonds sectoriels, des mécanismes dédiés aux start-up, des produits innovants et des prises de participation stratégiques».

La responsable ministérielle a rappelé, dans le même sens, que «le Maroc s’est fixé un objectif clair : porter la part de l’investissement privé aux deux tiers du total national d’ici 2035, contre un tiers aujourd’hui. Cette ambition reflète une conviction profonde : l’investissement privé est la clé de l’emploi, de l’innovation et de la compétitivité», ajoutant que l’Africa Investment Forum, que le Maroc est « une nouvelle fois fier d’accueillir», incarne parfaitement cette dynamique. Son thème pour 2025, «Combler l’écart : Mobiliser le capital privé pour libérer tout le potentiel de l’Afrique», exprime un défi collectif : mobiliser les ressources et favoriser l’émergence d’une génération de projets ambitieux et durables ».

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Soutenir le développement durable et inclusif de l’Afrique

Opportunités. Au cœur des échanges de cette édition, figureront l’identification des opportunités d’investissement prioritaires, l’exploration de solutions financières innovantes ainsi que la présentation des instruments élaborés par la BAD pour soutenir une croissance durable, inclusive et résiliente. L’AIF s’appuie sur un ensemble prestigieux de partenaires fondateurs, parmi lesquels le Groupe de la Banque africaine de développement, Afreximbank, Africa50, Africa Finance Corporation, la Development Bank of Southern Africa, la Banque islamique de développement, la Banque européenne d’investissement, la Trade and Development Bank et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique. Parmi les moments forts de ce Forum, les « Market Days » qui réuniront un large éventail d’acteurs : investisseurs institutionnels, porteurs de projets, responsables gouvernementaux, bailleurs de fonds, assureurs, banques commerciales et agences de crédit à l’exportation. Ces rencontres visent à faire progresser vers leur clôture financière des projets à fort impact, couvrant des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, la digitalisation, l’agrobusiness ou encore l’énergie. Reconnu pour son approche multipartite et sa capacité à conduire les projets jusqu’à leur bancabilité, l’Africa Investment Forum joue un rôle déterminant dans l’accélération des décisions d’investissement. L’édition précédente avait enregistré des résultats significatifs, avec 37 projets parvenus au stade de la bancabilité et plus de 2.300 participants représentant 83 pays. Les perspectives de l’édition 2025 laissent entrevoir une participation élargie et une dynamique encore plus ambitieuse.