Attentat à la pudeur
Dans une affaire de pédophilie, la chambre criminelle près la Cour d’appel d’Al Hoceïma a révisé à la hausse la peine du principal accusé d’agression sexuelle sur une adolescente, tandis que son complice a vu sa peine réduite.
Le verdict est tombé, dernièrement, lourd de sens, dans le silence feutré de la salle d’audience, à la chambre criminelle, en seconde instance, près la Cour d’appel d’Al Hoceima. En effet, les trois magistrats ont décidé de revoir le jugement rendu en première instance à l’encontre des deux mis en cause qui comparaissaient en état d’arrestation et rendre justice à leur victime, une adolescente de quinze ans. A ce propos, un des mis en cause condamné à huit ans de réclusion criminelle a vu sa peine alourdie de deux ans alors que l’autre devra purger une peine de six au lieu de 8 ans de prison ferme.
Le théâtre de ce crime n’est autre que la commune rurale Bni Boufrah, dans la province d’Al Hoceima. C’est là que demeurent la victime et deux bourreaux. En effet, tout a commencé par un simple message, innocent en apparence, sur Facebook, entre elle et l’un des deux jeunes hommes. Puis une conversation s’est engagée entre eux. Et la conversation qui a commencé avec un ton innocent a changé au fil des jours pour céder la place aux expressions d’amour et promesse de mariage. Croyant à ses propos, l’adolescente a accepté facilement de fixer un rendez-vous, loin de leur village. C’est ainsi qu’ils se sont rencontrés dans un terrain vague, au village Senada qui relève également de la province d’Al Hoceima, loin des regards de leurs voisins. Le jeune homme lui a exprimé ses sentiments débordants. S’en sont suivis des embrassades. Mais, lors de la deuxième rencontre, dans les bois, il l’a incitée à aller plus loin que les baisers. Mais, elle s’est abstenue. Furieux, il l’a maltraitée pour l’obliger à lui céder. Sans pitié, ni vergogne, il a abusé d’elle violemment.
Retournant chez elle, elle s’est jetée dans les bras de sa mère à laquelle elle a tout raconté. Déchirée par la colère et la douleur, elle a conduit sa fille au poste de la gendarmerie royale pour porter plainte. Une enquête a été ouverte en commençant par l’audition de l’adolescente. Celle-ci a révélé aux enquêteurs le calvaire qu’elle a éprouvé lors de sa seconde rencontre avec ce jeune homme qui lui promettait le mariage. Mise entre les mains d’un médecin légiste, elle s’est avérée qu’elle n’était plus vierge. Mais le jeune homme a catégoriquement nié en être responsable. Les enquêteurs se sont tournés vers l’adolescente. Finalement, elle est passée aux aveux. Elle a affirmé qu’elle a été déflorée par un autre jeune homme, un membre de sa famille. Ce dernier a été arrêté et tous deux ont été mis entre les mains de la justice qui a rendu son verdict en première et seconde instance.










