Extorsion
Deux éléments de la gendarmerie d’Aïn Taoujdat qui relève de la province d’El Hajeb ont été placés en détention provisoire à la prison de Toulal, à Meknès, pour soupçons d’extorsion et de corruption, après la plainte d’une mère affirmant qu’ils lui avaient réclamé un pot-de-vin de 1.500 dirhams afin d’accélérer le traitement d’une affaire d’agression visant son fils. Selon une source judiciaire, cette mère de famille s’est rendue chez les gendarmes à Taoujdat pour porter plainte. Seulement, des gendarmes ont exigé de leur remettre ladite somme afin d’accélérer la procédure et présenter rapidement les suspects devant le parquet. La femme leur a aussitôt remis mille dirhams, avec l’accord de donner le reste ultérieurement.
À la sortie du poste des gendarmes et sur conseil d’un acteur associatif, la plaignante a décidé de se diriger directement vers le commandement régional de la gendarmerie à Meknès. Informé des faits, le responsable régional l’a accompagnée jusqu’au centre territorial concerné. Sur place, le montant remis a été retrouvé à proximité d’un coffre métallique, conduisant à l’interpellation immédiate de quatre gendarmes. Après les premières investigations, deux d’entre eux, dont une femme, ont finalement été placés en garde à vue pour leur implication présumée. Traduits devant le parquet général près la Cour d’appel de Meknès, il les a maintenus en détention préventive.










