Editorial

Réalités diverses, ambition unique

© D.R

De Rabat à Tissa, deux régions, deux réalités, deux visages du Maroc. Et pourtant, un même message traverse les étapes de «Massar Al Injazate» : le pays avance, avec détermination, méthode et proximité.

Ce road-trip n’est pas un exercice de communication ni une simple campagne d’écoute. Il se présente comme un acte politique assumé : rendre des comptes sur le terrain, montrer ce qui a été fait, expliquer ce qui reste à accomplir (lire l’article en pages 4 à 6).
On l’a vu à Rabat, où les projets emblématiques parlent d’eux-mêmes : la couverture médicale généralisée, les quatre millions de ménages aidés directement, les nouveaux hôpitaux, la «route de l’eau» qui sécurise l’approvisionnement de millions de citoyens. Ce ne sont pas des annonces, ce sont des chantiers visibles, mesurables, qui changent le quotidien.

Puis, direction Tissa. Une petite localité, rurale, agricole, presque loin de tout. Et pourtant, c’est là que la tournée prend tout son sens. Car écouter le Maroc profond, constater les besoins spécifiques, répondre aux défis locaux, c’est là que commence la vraie équité territoriale. Irrigation, prix des denrées, accès à l’eau, santé de proximité : le gouvernement s’expose là où les attentes sont les plus immédiates.
Car, au fond, c’est bien cela le cœur du projet : une même promesse pour tous. «Vous méritez mieux», avait déclaré le Chef du gouvernement au début du mandat. Et ce n’était pas un slogan. C’était un contrat moral. Les citoyens veulent voir davantage et plus vite. C’est le message clair de Sa Majesté le Roi lors de l’ouverture du Parlement : accélérer, territorialiser, concrétiser.

Le PLF 2026 s’inscrit dans cette direction. Il ne s’agit pas seulement d’un budget, mais d’une étape décisive pour renforcer l’État social et poursuivre les réformes. Car tenir la promesse initiale, c’est accepter que beaucoup a été fait, mais que beaucoup reste à accomplir.
Et voilà, au fond, ce que résume cette tournée : un gouvernement qui assume son bilan, son cap et son rythme. Une majorité qui ne fuit ni la critique ni les attentes. Et un Maroc pluriel qui avance avec un même horizon : faire mieux, aller plus loin, et tenir jusqu’au bout l’engagement pris devant les citoyens.