ActualitéUne

Le 17ème MEDays vient de clôturer ses travaux : L’Afrique appelée à contribuer à dessiner les contours du nouveau monde

© D.R

M. Mezzour a mis l’accent sur la nécessité de la mobilisation des efforts des institutions financières internationales afin de pouvoir accorder aux pays africains des financements nécessaires.

Succès : Les intervenants ont convenu que les responsables africains n’ont rien à envier à leurs homologues à travers le monde et doivent aller de l’avant dans leur engagement pour la prospérité de leurs pays et l’amélioration du cadre de vie des citoyens.

La dix-septième édition du Forum MEDays, qui a pris fin samedi 29 novembre, a réussi à préserver sa place dans l’agenda international comme une tribune pour la voix des pays du Sud. La transition énergétique, la sécurité alimentaire, la souveraineté numérique et la résilience des Etats ont été au cœur des débats programmés lors de cette manifestation de quatre jours et à laquelle ont pris part près de 300 intervenants de haut niveau représentant 120 pays. Selon Brahim Fassi Fihri, président fondateur de l’Institut de Amadeus, le Forum MEDays est devenu un rendez-vous incontournable de l’agenda international, permettant de faire de Tanger un carrefour important de débat entre le Sud et le Nord. Concernant les pays d’Afrique, «le forum permet aux responsables de ces pays d’interagir et de défendre leurs intérêts dans le cadre d’une Afrique souveraine et indépendante, où les problématiques de l’intégrité territoriale ou du séparatisme sont dépassées», a-t-il fait savoir.

Cette cérémonie de clôture a constitué l’occasion pour les participants de revenir sur la victoire marocaine à l’ONU et les initiatives menées par le Maroc pour le développement du continent africain. A l’instar d’Azali Assoumani, président de l’Union des Comores, qui a tenu au cours de son discours à saluer le leadership visionnaire de SM le Roi Mohammed VI et son engagement en faveur de l’Afrique. Par la même occasion, «permettez-moi d’adresser mes félicitations à SM le Roi Mohammed VI et au peuple marocain pour l’adoption en octobre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2797 reconnaissant le Plan d’autonomie présenté par le Maroc comme la base la plus sérieuse, crédible et réaliste pour parvenir à une solution durable», a-t-il dit.

Les intervenants ont convenu que les responsables africains n’ont rien à envier à leurs homologues à travers le monde et doivent aller de l’avant dans leur engagement pour la prospérité de leurs pays et l’amélioration du cadre de vie des citoyens. «Les dirigeants africains ont le sens de responsabilité, l’intelligence et la même compétence que leurs homologues à travers le monde», a affirmé Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce. Ainsi, les dirigeants africains doivent avoir, selon l’intervenant, des relations avec leurs homologues internationaux d’égal à égal et du respect mutuel.

M. Mezzour a mis l’accent sur la nécessité de la mobilisation des efforts des institutions financières internationales afin de pouvoir accorder aux pays africains des financements nécessaires. Ce qui permet de renforcer, a-t-il dit, leur rôle dans la défense des intérêts du continent et faire connaître ses atouts auprès des investissements internationaux et réaffirmer sa place en tant qu’acteur actif pour tracer la voie de son avenir. Il a souligné ainsi l’importance de l’Afrique dans sa contribution à dessiner les contours du nouveau monde. Cela exige «une approche réaliste et pratique pour transformer les ambitions en gains», a dit M. Mezzour, tout en encourageant les jeunes à faire confiance en leurs capacités et à leurs talents. Placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le forum a connu en plus des participants parmi les chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que des hauts responsables et d’experts, la présence de plus de 3.700 étudiants des écoles, instituts et facultés venus des quatre coins du Maroc pour suivre les rencontres thématiques en rapport avec le thème principal de sa dix-septième édition «Fractures et polarisation : réinventer l’équation globale».

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux