Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la pêche maritime, et Catherine Bonnaud, directrice de l’Agence française de développement (AFD).
Halieutique : Le Maroc densifie ses partenariats internationaux pour une économie bleue durable. Les entretiens établis mardi avec les représentants de l’AFD et du Japon ont été une occasion pour réaffirmer la volonté du Royaume de bâtir un nouveau cycle partenarial fondé sur l’innovation, la durabilité et l’inclusion.
Le Maroc renforce sa coopération internationale dans le secteur maritime et halieutique. Les perspectives d’un nouveau cycle de coopération structurée a été au cœur des discussions entre Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la pêche maritime, et Catherine Bonnaud, directrice de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc. Les deux parties ont exprimé, mardi, leur volonté commune de renforcer leur partenariat et de travailler à la mise en place d’un programme intégré, alliant recherche, valorisation locale et inclusion territoriale, en perspective des grandes échéances internationales liées aux océans et au climat. Se référant au secrétariat d’État chargé de la pêche maritime, les échanges ont porté également sur les leviers permettant d’aligner les priorités du département avec les instruments financiers et techniques de l’AFD, en particulier dans les domaines de la recherche, de la digitalisation, de la durabilité des produits de la mer, de la lutte contre la pollution plastique, ainsi que de la promotion d’une aquaculture durable et inclusive. A cette occasion, Mme Driouich a souligné l’importance de la coopération entre le Maroc et l’AFD, mettant en avant le rôle central du secteur des pêches maritimes et de l’aquaculture dans la dynamique de l’économie bleue nationale, indique un communiqué du secrétariat d’État. Elle a mis en avant les priorités de la feuille de route 2025-2027 axées sur l’innovation scientifique, la durabilité environnementale, la modernisation de la chaîne de valeur halieutique et le développement territorial, notamment à travers l’autonomisation des femmes. Le Maroc et l’AFD ont salué, dans ce sens, la qualité du partenariat historique qui les unit, illustré notamment par l’appui à la modernisation des infrastructures de commercialisation de l’Office national des pêches, au renforcement de la traçabilité et au soutien aux premiers outils scientifiques dédiés à une gestion durable des ressources. Cet héritage constitue une base solide pour le développement d’une coopération renforcée répondant aux enjeux actuels de durabilité, de compétitivité et de résilience climatique du secteur.
Zakia Driouich s’est également entretenue avec Nakata Masahiro, ambassadeur du Japon au Maroc. L’occasion étant de rappeler l’excellence des relations halieutiques entre les deux pays sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et l’Empereur du Japon. Une coopération consolidée par de nombreux projets structurants dans les domaines de la pêche maritime, de l’aquaculture, de la recherche océanographique, de la formation. A cette occasion, Mme Driouich a salué l’engagement constant du Japon, l’un des principaux partenaires techniques et financiers du secteur. Les deux parties ont mis en avant les résultats significatifs de cette coopération, notamment le projet du village de pêche nouvelle génération de Souiria K’dima, un projet emblématique dont les études techniques sont finalisées et qui a bénéficié d’un financement additionnel exceptionnel du gouvernement japonais. Les efforts conjoints menés dans la recherche halieutique, le développement d’innovations technologiques aquacoles et la construction du navire océanographique Al Hassan Al Marrakchi ont également été salués. Les échanges ont également porté sur la relance du programme de coopération tripartite Maroc-Japon-Afrique (PRECAF II), visant à renforcer les capacités africaines dans la gestion durable des infrastructures halieutiques et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Les deux parties ont réaffirmé, par ailleurs, l’importance de maintenir une coordination étroite dans les instances internationales concernées, notamment la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Commission baleinière internationale (CBI), la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). S’agissant de l’Accord de pêche Maroc-Japon, la secrétaire d’État a confirmé la disponibilité du Maroc pour la tenue, en 2026 à Tokyo, de la prochaine consultation annuelle. À l’issue de la rencontre, les deux parties ont exprimé leur volonté commune d’impulser une nouvelle dynamique à leur coopération halieutique et d’explorer de nouveaux axes alignés avec les priorités nationales : inclusion sociale, économie bleue durable, sécurité des marins, adaptation au changement climatique et renforcement de la formation.










