Le président français Jacques Chirac a annncé dans la matiné l’abandon du contrat première embauche (CPE).
Les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes devaient se retrouver dans l’après-midi pour décider de la suite à donner au mouvement qui s’est traduit par des manifestations record rassemblant à deux reprises entre un et trois millions de personnes.
Maryse Dumas, une des dirigeantes de la CGT, premier syndicat du pays, a salué lundi "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l’action convergente des salariés, étudiants et lycéens ainsi que de l’unité syndicale", dans une déclaration à l’AFP.
Le leader de la CFDT, François Chérèque, a ajouté à l’AFP que "l’objectif de retrait du CPE était atteint", même s’il attendait de connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi".
De leur côté, étudiants et lycéens se sont réjouis du retrait de fait du CPE mais ont appelé à "maintenir la pression" jusqu’au vote par le Parlement de la loi qui doit remplacer le CPE, à l’origine de la fronde syndicale et de l’opposition de gauche.
"C’est une première victoire déterminante pour les étudiants", a affirmé Bruno Julliard, président de l’Unef, syndicat leader de la contestation.
Toutefois, "nous entendons maintenir la pression jusqu’au vote au Parlement et on veut même une pression forte toute la semaine", a-t-il précisé, assurant qu’une journée d’actions prévue mardi, à l’appel des organisations étudiantes et lycéennes et de la coordination nationale étudiante, devait être maintenue.
Se disant "satisfait", le président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Tristan Rouquier, a affirmé que les lycéens entendaient maintenir "la mobilisation tant qu’on n’a pas d’éclaircissement sur le nouveau texte".
La confédération étudiante a elle demandé à "lever les blocages" des universités.









